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Subject Area: Political Theory
Debate: The Debate about the French Revolution

TRANSLATION. - Richard Price, A Discourse on the Love of Our Country [1789]

Edition used:

A Discourse on the Love of Our Country, delivered on Nov. 4, 1789, at the Meeting-House in the Old Jewry, to the Society for Commemorating the Revolution in Britain. With an Appendix. Second edition (London: T. Cadell, 1789).

About Liberty Fund:

Liberty Fund, Inc. is a private, educational foundation established to encourage the study of the ideal of a society of free and responsible individuals.


TRANSLATION.

IT is worthy, my Lord, of a celebrated Society, and of an happy and free people, to interest themselves in the progress of public liberty and happiness.

The French nation has long been improving in knowledge and arts; and its government was directed by opinions derived from them even before the country governed itself by the laws which they dictated.

The nation pursued with ardour useful truths, and daily diffusing light over every branch of the administration, it appeared to be carried, as by an universal impulse, to those changes which now give it strength and stability.

A King whom we may call the best of men, and the first of citizens, encouraged by his virtues the hopes of the nation, and now, by universal concurrence, a durable constitution is established, founded on the unalienable rights of men and citizens.

It undoubtedly belongs to our age, in which reason and liberty are extending themselves together, to extinguish for ever national hatred and rivalship.

We must not allow the prejudices which disgrace nations to produce wars, those errors of governments. But the two most enlightened people of Europe ought to shew, by their example, that the love of their country is perfectly compatible with every sentiment of humanity.

The National Assembly discovers in the Address of the Revolution Society of England, those principles of universal benevolence which ought to bind together, in all countries of the world, the true friends to the happiness and liberty of mankind.

The National Assembly has given the most undeniable testimony of its strong and deep sense of this truth, by the solemn vote which it has directed me to communicate to you.

Accept the assurance of those sentiments with which I have the honour to be,

My Lord,
Your most humble,
And most obedient servant,
The ARCHBISHOP of AIX,
President of the National Assembly.

To Lord Stanhope, Chairman
of the Revolution Society.

Resolution of Thanks from the Patriotic Society at Dijon, transmitted by M. l’AbbéVolfius,the Chairman, to EarlStanhope,Chairman of the Revolution Society.

Extrait du Registre des Deliberations du Club Patriotique de Dijon.

M. M. l’Abbe Volfius, President.

Navier; de Morveau; Mazuyé, Medccin; Mazuyé, Avocat; Gouget, Primé; Dezé; Larché, Vaudrey; Gillotte; Villiers; Chamy; Durande fils; Bazire, cadet; Renaud; Leroux: Vaillant, ainé; Purverié; Muzard; Maret; Gouget-Dessandres; Jacotot; et Vaillant, cadet; presens.

M. Navier a dit:

Messieurs,

L’ADRESSE de felicitation, envoiée à l’Assemblèe Nationale de France, par la Société de la Révolution de Londres, a excité votre admiration et celle de tous les vrais amis bu bonheur public. Des Anglois qui dédaignent les préventions nationales, et qui applaudissent aux efforts de leurs rivaux, pour secouer le joug du pouvoir abitraire, présentent un spectacle sur le quel les philosophes attentiss aux progrès de l’esprit humain, ne peuvent pas manquer de fixer leurs regards.

Telle est donc la victoire remportée par la raison et la philantrophie sur les prejuges et les jalousies populaires, que nous avons lieu d’esperer désormais que tous les peuples oubliant des interêts partiels s’incourageront mutuellement à la conquéte de la liberté, et qu’ainsi, dans toutes les parties de l’Europe, l’homme sera bientot reintégré dans des droits que le despotisme a bien pû enchainer pour un temps, mais qu’il n’est point en son pouvoir d’anéantir.

Pourquoi craindrions-nous le l’avouer, Messieurs? La revolution qui s’opere aujourd’hui dans notre patrie, est due surtout à l’exemple que l’Angleterre nous a donné depuis un siecle. C’est du jour où nous avons appris à connaitre la constitution politique de cette Isle, et les prospérités que l’accompagnent, que notre haine pour le despotisme a pris une veritable énergie. En assurant leur bonheur, les Angloises ont préparé celui de l’Univers. Tandis que de toutes parts, les tyrans s’éfforçaient d’eteindre le feu sacré de la liberte, nos voisins veillaient avec un soin courageux, à l’entretenir toujours dans leur sein. Nous en avons recueilli des étincelles bienfaisantes; et ce feu embrasant toutes les ames, va, dans l’Europe entiere, reduire pour jamais en cendres les liens dont le despotisme accablait les nations.

Rendons à nos voisins le juste tribut de reconnaissance que les amis d’humanité ne doivent point refuser aux plus zelés deffenseurs de ses droits. Que la Société de la Révolution apprenne que les Français ont été sensiblement touchés des felicitations qu’elle a adressés à l’Assemblée Nationale; Que ces vertueux philantrophes ne doutent plus du succes de leurs vœux, en voiant les habitans des provinces, le disputer à ceux de la capitale, dans l’amour ardent de la liberté.

La matiere mise en délibération; le Club Patriotique considerant qu’il entre parfaitement dans l’objet de son institution de manifester en toute occasion, le zéle de ses membres, pour l’accomplissement d’une révolution de la quelle dépend le bonheur de la nation; que l’Adresse de la Société de la Révolution à l’Assemblée Nationale, est un acte memorable qui mérite la reconnaissance de tous les Français; que le plus sûr moien d’assurer la félicité des peuples est de multiplier entre-eux les témoignages des sentimens d’union fraternelle qui doivent animer reciproquement des hommes égaux en droits, et vivans sous une constitution libre:

Le Club a délibéré unanimement que la Société de la Révolution serait priéré d’agréer l’expression de la sensibilité vive et reconnaissante dont il a été touché à la lecture de l’acte dans le quel la Société a si dignement manifesté l’interêt qu’elle prend aux efforts de la nation Française, pour obtenir une constitution qui lui fasse partager avec le peuple Anglais les grands biens attachés à la liberté: Le Club ne desirant rien avec tant d’ardeur, que de voir regner entre les deux nations la concorde fraternelle sans la quelle elles perdraient les fruits de cette liberté précieuse dont elles se sont montrées dignes.

Arrêté en outre que copie de la presente délibération sera envoiée par M. le Président à la Société de la Révolution de Londres.

(Signé au Régistre.) VOLFIUS.

(Copie.) Vaillant, Cadet.
Secretaire du Club Patriotique
de Dijon.