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Front Page Titles (by Subject) PRÉFACE DE LA SECONDE ÉDITION. - Cours d'Economie Politique vol. 1
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PRÉFACE DE LA SECONDE ÉDITION. - Gustave de Molinari, Cours d’Economie Politique vol. 1 [1854]Edition used:Cours d’Economie Politique (Paris: Guillaumin, 1863). 2 vols. 2nd revised edition. Vol. 1.
Part of: Cours d’Économie Politique 2 vols.About Liberty Fund:Liberty Fund, Inc. is a private, educational foundation established to encourage the study of the ideal of a society of free and responsible individuals. Copyright information:The text is in the public domain. Fair use statement:This material is put online to further the educational goals of Liberty Fund, Inc. Unless otherwise stated in the Copyright Information section above, this material may be used freely for educational and academic purposes. It may not be used in any way for profit.
SOUS PRESSE: Cours d’économic politique. T. II. De la circulation et de la consommation des richesses. Bruxelles. — Typ. A. Lacroix, Verboeckhoven et C″, rue Royale, 3, impasse du Parc. PRÉFACE DE LA SECONDE ÉDITION.L’un des maîtres respectés de la science économique, M. Charles Dunoyer, a eu l’obligeance de rendre compte de la première édition de ce livre, à l’Académie des sciences morales et politiques (1) . Il l’a fait non seulement avec la bienveillance qui lui est habituelle mais encore en donnant à l’auteur des marques particulières d’intérêt et de sympathie. Je n’ai pas besoin de dire combien ces témoignages d’affectueuse estime d’un des hommes qui honorent le plus la science ont de prix à mes yeux, et je suis heureux de pouvoir en exprimer toute ma reconnaissance au savant auteur de La liberté du travail. Cependant, M. Charles Dunoyer n’a point dissimulé les défauts du livre dont il avait à rendre compte, et sa critique pour être bienveillante n’a pas manqué d’une certaine sévérité. Il m’a reproché surtout d’avoir mêlé à l’exposition des vérités reconnues de la science celle d’une loi nouvelle, loi dont il ne conteste pas l’existence, d’une manière absolue, mais dont la démonstration lui paraît insuffisante, et à laquelle il n’attribue point la portée que ce livre lui assigne, je veux parler de la loi d’équilibre qui agit incessamment pour faire régner l’ordre dans la production et la justice dans la distribution de la richesse. Que la démonstration de cette loi soit insuffisante, je l’accorde volontiers. J’aurais dῦ certainement la rendre plus complète et plus claire, puisqu’elle n’a pas réussi à porter la conviction dans l’esprit de mon bienveillant critique; mais j’ai fait ce que j’ai pu, et si le résultat n’a pas entièrement répondu à mes efforts, je crois cependant avoir appuyé mes propositions sur des faits assez patents et sur des observations assez concluantes pour qu’on ne puisse les reléguer au rang des simples hypothèses. Ces faits et ces observations qui portent, comme on sait, sur la progression géométrique des prix engendrée par la progression arithmétique des quantités et sur les conséquences extrêmement importantes de ce phénomène, au double point de vue de la production et de la distribution des richesses, n’ont point été contestés ou infirmés, et je ne crois point qu’ils puissent l’être; en sorte que si ma démonstration a le défaut d’être insuffisante, on ne saurait lui reprocher, je pense, d’être fausse. Maintenant, cette démonstration pouvais-je la faire d’une manière isolée, dans un traité particulier, sans la mêler à un exposé général de la science, comme l’aurait souhaité M. Charles Dunoyer? Je ne le crois pas. De quoi s’agissait-il en effet? Il s’agissait de démontrer, d’une part, que l’ordre tend à s’établir naturellement, sous une impulsion irrésistible, dans la production; d’une autre part, que la même loi qui fait régner l’ordre dans la production, engendre aussi la justice dans la répartition. Ne devais-je pas, en conséquence, exposer comment la richesse se produit et comment elle se répartit, autrement dit, écrire un traité général d’économie politique, en essayant de déterminer la place qu’occupe et le rôle que joue dans l’ensemble des faits économiques la loi que je me proposais de mettre en lumière? Déjà au surplus, j’avais, à diverses reprises, fait cette démonstration isolée et spéciale, à laquelle j’aurais dῦ me borner selon mon savant critique, et c’est précisément parce qu’elle n’était point et ne pouvait guère être bien saisie, en dehors de l’ensemble des vérités auxquelles elle venait s’ajouter, que je me suis décidé à écrire ce Cours d’économie politique. Il ne me reste plus qu’une simple observation à faire sur le compte rendu d’ailleurs si bienveillant de l’illustre et savant auteur de La liberté du travail. M. Charles Dunoyer me reproche d’avoir soutenu “que le niveau vers lequel gravite le prix des services de toute espèce est le même...” et encore “que la liberté tend à niveler le prix des services et à rendre égale la condition des travailleurs.” Il se peut que je me sois servi mal à propos du mot égalité, mais l’ensemble de mon livre atteste suffisamment que ce mot doit être pris dans le sens de proportionnalité, et je regrette que mon respectable critique ait pu me prendre, un seul instant, pour un partisan de l’égalité des salaires. J’ai à m’excuser enfin de n’avoir pas publié jusqu’à présent les parties complémentaires de ce Cours, ainsi que j’en avais fait la promesse dans ma première édition. Mais je crois pouvoir invoquer à cet égard le bénéfice des circonstances atténuantes. Engagé dans des travaux qui me laissent trop peu de loisirs pour me permettre d’apporter aux recherches et aux spéculations purement scientifiques l’attention suivie qu’elles réclament, je me suis trouvé dans l’impossibilité de m’acquitter convenablement de ma promesse. Plus d’une fois même, j’ai regretté de l’avoir faite, et si je m’occupe maintenant de la remplir, c’est, avant tout, pour que les acheteurs de mon premier volume cessent de m’accuser de manquer à mes engagements envers eux. Puissent-ils ne pas me reprocher plus tard d’avoir cédé à ce scrupule de probité commerciale? [(1)]Voir à l’Appendice. |
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