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Front Page Titles (by Subject) CHAPITRE III.: Du peuple à instituer . - The Political Writings of Jean Jacques Rousseau vol. 1
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CHAPITRE III.: Du peuple à instituer . - Jean-Jacques Rousseau, The Political Writings of Jean Jacques Rousseau vol. 1 [1915]Edition used:The Political Writings of Jean Jacques Rousseau, ed. from the original manuscripts and authentic editions, with introductions and notes by C. E. Vaughan. (Cambridge University Press, 1915). In 2 vols. Vol. 1.
Part of: The Political Writings of Jean Jacques Rousseau, 2 vols.About Liberty Fund:Liberty Fund, Inc. is a private, educational foundation established to encourage the study of the ideal of a society of free and responsible individuals. Copyright information:The text is in the public domain. Fair use statement:This material is put online to further the educational goals of Liberty Fund, Inc. Unless otherwise stated in the Copyright Information section above, this material may be used freely for educational and academic purposes. It may not be used in any way for profit.
CHAPITRE III.Dupeupleà instituer.5 Quoique je traite ici du Droit et non des convenances, je ne puis m’empêcher de jeter en passant quelques coups d’œil sur celles qui sont indispensables dans toute bonne institution5. Comme, avant d’élever un édifice, l’habile architecte observe et sonde le sol pour voir s’il en peut soutenir le poids, le sage Instituteur ne commence pas par rédiger des lois au hasard; mais il examine auparavant si le peuple, auquel il les destine, est propre à les supporter. C’est pour cela que Platon refusa de donner des lois aux Arcadiens 6 et aux Cyréniens270, sachant7 que8 les uns et les autres étaient riches et ne pouvaient souffrir l’égalité. C’est pour cela qu’on vit en Crète de bonnes lois et de méchants hommes, parce que Minos n’avait discipliné qu’un peuple chargé de vices. Mille nations ont longtemps brillé sur la terre, qui n’auraient jamais pu souffrir9 de bonnes lois; et celles même qui l’auraient pu n’ont eu dans toute leur durée10 qu’un temps fort court pour cela. Les peuples, ainsi que les hommes, ne sont maniables que dans leur jeunesse; ils deviennent incorrigibles en vieillissant. Quand une fois les coutumes sont établies et les préjugés enracinés, c’est une entreprise dangereuse et vaine de vouloir y toucher. Ils ne peuvent pas même souffrir qu’on parle de les rendre heureux, comme ces malades stupides et sans courage qui frémissent à la vue du médecin. Il y a peu de nations avilies sous la tyrannie qui fassent le moindre cas de la liberté; et1 celles même qui en voudraient encore ne sont plus en état de la supporter. Ce n’est pas que, comme certaines maladies bouleversent la tête des hommes et leur ôtent le souvenir du passé, il ne se trouve quelquefois dans la durée des États des époques violentes où les révolutions font sur les peuples ce que certaines crises font sur les individus: où l’horreur du passé tient lieu d’oubli, et où l’État, embrasé par des guerres civiles, renaît pour ainsi dire de sa cendre, et reprend la vigueur de la jeunesse en sortant des bras de la mort. Telle fut Sparte au temps de Lycurgue; telle fut Rome après les Tarquins; et telles ont été parmi nous la Suisse et la Hollande, après l’expulsion des tyrans. Mais ces événements sont rares; ce sont des exceptions, dont la raison se trouve toujours dans la constitution particulière de l’État excepté2 . En général, les peuples, énervés par un long esclavage et par les vices qui en sont le cortége, perdent à la fois l’amour de la patrie et le sentiment du bonheur; ils se consolent d’être mal, en s’imaginant qu’on ne peut mieux être; ils vivent ensemble sans aucune véritable union, comme des gens rassemblés sur un même terrain, mais séparés par des précipices. Leur misère ne les frappe point, parce que l’ambition les aveugle, et que nul ne voit3 la place où il est, mais celle à laquelle il aspire. Un peuple dans cet état n’est plus capable d’une institution saine, parce que sa volonté n’est pas moins corrompue que sa constitution. Il n’a plus rien à perdre, il ne peut plus rien gagner; hébété par l’esclavage, il méprise les biens qu’il ne connaît pas4 . Les troubles peuvent le détruire, sans que les révolutions puissent le rétablir; et sitôt que ses fers sont brisés, il tombe épars et n’existe plus. Ainsi il lui faut désormais un maître, et jamais de libérateur. Un peuple non encore corrompu peut avoir dans ses dimensions les vices qui ne sont pas dans sa substance. Je m’explique. Comme la nature a donné des termes à la stature d’un homme bien conformé, au delà desquels elle ne fait plus que des géants ou des nains, il y a de même, eu égard à la meilleure constitution d’un État, des bornes à l’étendue qu’il doit avoir, afin qu’il ne soit ni trop grand pour pouvoir être bien gouverné, ni trop petit pour pouvoir se maintenir par lui-même. Il est difficile de rien imaginer de plus insensé que les maximes de ces nations conquérantes qui croyaient augmenter toujours leur puissance, en étendant sans mesure leur territoire. On commence à sentir qu’il y a dans tout Corps politique un maximum de forces qu’il ne saurait passer, et duquel il s’éloigne souvent à force de s’agrandir. Mais on ne sent peut-être pas encore assez que, plus le lien social s’étend, plus il se relâche; et qu’en général un petit État est toujours proportionnellement plus puissant qu’un grand. Il ne faut qu’ouvrir l’histoire pour se convaincre de cette maxime par l’expérience, et mille raisons peuvent la démontrer1 . Premièrement, l’administration devient plus pénible dans les grandes distances, comme un poids devient plus lourd au bout d’un grand levier. Elle devient aussi plus onéreuse, à mesure que les degrés se multiplient; car chaque ville a la sienne que le peuple paye; chaque district la sienne, encore payée par le peuple; ensuite chaque province, puis les grands gouvernements, les satrapies, les viceroyautés, qu’il faut toujours payer plus cher à mesure qu’on monte. Enfin vient l’administration suprême, qui écrase tout. À peine reste-t-il des ressources pour les cas extraordinaires; et quand il y faut recourir, l’État est toujours à la veille de sa ruine. Le Gouvernement a moins de vigueur et de célérité pour faire observer les lois, prévenir les vexations, corriger2 les abus, et réprimer les entreprises séditieuses qui peuvent se faire dans des lieux éloignés. Le peuple a moins d’affection pour ses chefs, qu’il ne voit jamais; pour la patrie, qui est 3 à ses yeux281 comme le monde; et pour ses concitoyens, dont la plupart lui sont étrangers. Les mêmes lois ne peuvent convenir à tant de nations diverses, qui ont des mœurs différentes, qui vivent sous4 des climats opposés et qui ne peuvent souffrir la même forme de Gouvernement. Des lois différentes n’engendrent que trouble et confusion parmi des peuples qui, vivant sous les mêmes chefs et dans une communication continuelle, passent sans cesse les uns chez les autres et, soumis à d’autres coutumes, ne sont jamais sῦrs que leur patrimoine soit bien à eux. Les talents sont enfouis, les vertus ignorées, le vice impuni, dans cette multitude d’hommes inconnus les uns aux autres, que le siége de l’administration rassemble dans un même lieu. Les chefs, accablés d’affaires, ne voient rien par eux-mêmes. Enfin, les mesures qu’il faut prendre pour maintenir partout l’autorité générale, à laquelle tant d’officiers éloignés veulent toujours se soustraire ou en imposer, absorbent1 tous les soins publics; il n’en reste plus pour le bonheur du peuple; à peine en reste-t-il pour sa défense au besoin; et c’est ainsi qu’un État, trop grand pour sa constitution, périt toujours écrasé sous son propre poids. D’un autre côté, l’État doit se donner2 une certaine base, pour avoir de la solidité et résister aux secousses3 , qu’il ne manquera pas d’éprouver, 4 et aux efforts5 , qu’il sera contraint de soutenir287; car tous les peuples ont une espèce de force centrifuge, par laquelle ils agissent continuellement les uns contre6 les autres et tendent à s’agrandir aux dépens de leurs voisins7 . Ainsi les faibles risquent d’être bientôt engloutis; et l’on ne peut guère se conserver qu’en se mettant avec tous dans une sorte d’équilibre, qui rende la compression à peu près égale. On voit par là qu’il y a des raisons de s’étendre et des raisons de se resserrer; et ce n’est8 pas le moindre talent du politique de trouver, entre les unes et les autres, la proportion la plus avantageuse à la conservation de l’État. On peut dire en général que les premières, étant purement extérieures et relatives, doivent toujours être subordonnées aux autres, qui sont intérieures et absolues. Car une forte et saine constitution est la première chose qu’il faut rechercher; et l’on doit plus compter sur la vigueur qui naît d’un bon Gouvernement que sur les ressources que fournit un grand territoire. Au reste, on a vu des États tellement constitués que la nécessité des conquêtes était dans leur constitution même; et que, pour se maintenir, ils étaient forcés de s’agrandir sans cesse. Peut-être se félicitaient-ils beaucoup de cette heureuse nécessité, qui leur montrait pourtant, avec le terme de leur grandeur, l’inévitable moment de leur chute. Pour que l’État puisse être bien gouverné, il faudrait que sa grandeur, ou pour mieux dire son étendue, fῦt mesurée aux facultés de ceux qui la gouvernent; et l’impossibilité que de grands génies9 se succèdent sans cesse dans le Gouvernement veut qu’on se règle sur la portée commune. Voilà ce qui fait que les nations, agrandies sous des chefs illustres, dépérissent nécessairement entre les mains des imbéciles qui ne manquent pas de leur succéder; et que, pour peu qu’un État soit grand, le prince est presque toujours trop petit. Quand, au contraire, il arrive que l’État est trop petit pour son chef, ce qui est très rare, il est encore mal gouverné; parce que le chef, suivant toujours la grandeur de ses vues et les projets de l’ambition, oublie les intérêts du peuple et ne le rend pas moins mal-heureux par l’abus des talents qu’il a de trop, qu’un chef borné par le défaut de ceux qui lui manquent. Cet inconvénient de l’administration d’une monarchie, même bien réglée, se fait surtout sentir quand elle est héréditaire, et que le chef n’est point choisi par le peuple, mais donné par la naissance. Il faudrait, pour ainsi dire, que le royaume s’étendît ou se resserrât à chaque règne, selon la portée du prince; au lieu que, les talents d’un Sénat ayant des mesures plus fixes, l’État peut avoir des bornes constantes sans que l’administration en souffre. Au reste, une règle fondamentale pour toute société, bien constituée et gouvernée légitimement, serait qu’on en pῦt assembler aisément1 tous les membres toutes les fois qu’il serait nécessaire; car on verra2 ci-après que les assemblées par députation ne peuvent ni représenter le Corps, ni recevoir de lui des pouvoirs suffisants pour statuer en son nom comme souverain. Il suit de là que l’État devrait se borner à une seule ville, tout au plus. Que s’il en a plusieurs, la capitale aura toujours de fait la souveraineté, 3 et les autres seront sujettes294: sorte de constitution où la tyrannie et l’abus sont inévitables. Il faut remarquer qu’on peut mesurer un Corps politique de deux manières: savoir, par l’étendue du territoire ou par le nombre du peuple; et qu’il y a entre l’une et l’autre de ces mesures un rapport nécessaire pour donner à l’État sa véritable grandeur; car ce sont les hommes qui font l’État, et c’est le terrain qui nourrit les hommes. Ce rapport est que la terre suffise à l’entretien de ses habitants, et qu’il y ait autant d’habitants que la terre en peut nourrir. C’est dans cette proportion que se trouve le maximum de forces d’un nombre4 donné de peuple; car, s’il y a du terrain de trop, la garde 5 en est onéreuse296, la culture insuffisante, et le produit superflu; s’il n’y en a pas assez, l’État se trouve, pour le supplément, dans la dépendance de ses voisins6 . Les considérations que fournit cette importante matière nous mèneraient trop loin, s’il fallait ici nous y arrêter. Il est certain, par exemple, qu’on ne saurait donner en calcul un rapport fixe entre la mesure de terre1 et le nombre d’hommes qui se suffisent l’un à l’autre; tant à cause des différences qui se trouvent dans les qualités du terrain, dans ses degrés de fertilité, dans la nature de ses productions, dans l’influence des climats, que de celles qu’on remarque dans les tempéraments des hommes qui les habitent, dont les uns consomment peu dans un pays fertile, les autres beau-coup sur un sol plus ingrat. De plus: il faut avoir égard à la plus grande ou moindre fécondité des femmes, à ce que le pays peut avoir de plus ou moins favorable à la population, à la quantité dont le Législateur peut espérer d’y concourir par ses établissements; de sorte qu’il ne doit pas toujours fonder son jugement sur ce qu’il voit, mais sur ce qu’il prévoit, ni s’arrêter autant à l’état actuel de la population qu’à celui où elle doit naturellement parvenir. Enfin, il y a mille occasions où les accidents particuliers du lieu exigent, ou permettent, d’embrasser plus ou moins2 de terrain qu’il ne paraît nécessaire. Ainsi, l’on s’étendra beaucoup dans un pays de montagnes, où les productions naturelles, savoir les bois et les pâturages, exigent moins le travail humain3 ; où l’expérience apprend que les femmes sont plus fécondes que dans les plaines; et où un grand sol incliné ne donne qu’une petite base horizontale, la seule qu’il faut compter pour la végétation. Au contraire, on peut se resserrer au bord de la mer, même dans des rochers et des sables presque stériles; parce que la pêche y peut suppléer en grande partie aux productions de la terre; que les hommes doivent être plus rassemblés pour repousser les corsaires et coureurs de mer; et qu’on a d’ailleurs plus de facilité pour4 décharger le pays, par le commerce et les colonies, des habitants dont il serait surchargé. À ces conditions il en faut ajouter une qui ne peut suppléer à nulle autre, mais sans laquelle elles sont toutes inutiles: c’est qu’on jouisse de l’abondance et d’une profonde paix. Car le temps où s’ordonne un État est, comme celui où se forme un bataillon, l’instant où le Corps est le plus faible, le moins capable de résistance et le plus facile à détruire. On résisterait mieux dans un désordre absolu que dans un moment de fermentation, où chacun s’occupe1 de son rang et non du péril. Qu’une guerre, une famine, une sédition survienne en ce temps de crise; l’État est infailliblement renversé2 . Ce n’est pas qu’il n’y ait beaucoup de Gouvernements établis durant ces orages3 ; mais alors ce sont ces Gouvernements mêmes qui détruisent l’État. Les usurpateurs amènent ou choisissent toujours ces temps de trouble pour faire passer, à la faveur de l’effroi public, des lois destructives que le peuple n’adopterait jamais de sang-froid4 ; et l’on peut dire que le moment5 de l’institution est un des caractères les plus sῦrs, par lesquels on peut distinguer l’ouvrage du Législateur de celui du tyran. Au6 risque de quelques répétitions, récapitulons les considérations qu’un Législateur doit faire avant d’entreprendre l’institution d’un peuple; car ces considérations sont importantes pour ne pas user vainement le temps et l’autorité. D’abord, il ne doit pas tenter de changer celle d’un peuple déjà policé, encore moins d’en rétablir une qui soit abolie, ni de ranimer des ressorts usés; car il en est de la force des lois, comme de la saveur du sel7 . Ainsi, l’on peut donner de la vigueur à un peuple qui n’en eut jamais, mais8 non pas en rendre à celui qui l’a perdue; je regarde cette maxime comme fondamentale. Agis essaya9 de remettre en vigueur à Sparte la discipline de Lycurgue; les Maccabées voulaient rétablir à Jérusalem la théocratie de Moïse; Brutus voulut rendre10 à Rome son ancienne11 liberté; Rienzi tenta la même chose dans la suite. Tous étaient des héros; le dernier même le fut un moment de sa vie. Tous périrent dans leur entreprise12 . Toute grande nation est incapable de discipline; un État trop petit n’a point de consistance; la médiocrité même ne fait quelque-fois qu’unir les deux défauts. Il faut encore avoir égard au voisinage. Ce qui fit subsister les petits États de la Grèce, c’est qu’ils étaient eux-mêmes environnés d’autres1 petits États, et qu’ils en valaient tous ensemble un fort grand, quand ils étaient unis pour l’intérêt commun. 2 C’est une triste3 position que d’être entre deux puissants voisins, jaloux l’un de l’autre; on évitera difficilement d’entrer dans leurs querelles, et d’être écrasé avec le plus faible316. Tout État enclavé dans un autre doit être compté pour rien. Tout État trop grand pour ses habitants, ou trop peuplé pour son territoire, ne vaut guère mieux, à moins que ce mauvais rapport4 ne soit accidentel, et qu’il n’y ait une force naturelle qui ramène les choses à leur juste proportion. Enfin, il faut avoir égard aux circonstances; car, par exemple, on ne doit point parler de règle au peuple quand il a faim, 5 ni de raison à des fanatiques318; et la guerre qui fait taire les lois existantes ne permet guère d’en établir. 6 Mais la famine, la fureur, la guerre ne durent pas toujours. Il n’y a presque7 ni homme ni peuple qui n’ait quelque intervalle meilleur320 et quelque moment de sa vie à donner à la raison: voilà l’instant qu’il faut savoir saisir. Quel peuple est donc propre à la législation? Celui qui n’a jamais encore porté le joug des lois; celui qui n’a 8 ni coutumes ni superstitions enracinées, et qui pourtant se trouve déjà lié par quelque union d’origine ou d’intérêt; celui qui ne craint pas d’être écrasé par une invasion subite, et qui, sans entrer dans les querelles de ses voisins, peut résister 9 à chacun322 par lui-même, ou s’aider de l’un pour repousser l’autre10 ; celui dont tous les membres peuvent être connus de chacun d’eux, et où l’on n’est point forcé de charger un homme d’un plus grand fardeau qu’un homme ne peut porter; celui qui peut se passer des autres peuples et dont tout autre peuple peut se passer11 ; celui qui n’est ni riche ni pauvre, 12 et se suffit à lui-même325: 13 en un mot, celui qui réunit la consistance d’un ancien peuple avec la docilité d’un peuple nouveau. Ce qui rend pénible l’ouvrage de la législation, c’est moins ce qu’il faut établir que ce qu’il faut détruire; et ce qui rend le succès si rare, c’est l’impossibilité de trouver la simplicité de la nature jointe aux besoins de la société. Toutes ces conditions se trouvent difficilement rassemblées, je l’avoue; aussi voit-on 1 peu d’États bien constitués1. [5]This paragraph written on v° of p. 53. See Introduction, p. 437. [6]Added. [7][appre..., unfinished.] [8][qu’ils.] [9][supporter.] [10][vie.] [1]Added. [2]D. B. inserts here two sentences (Elles ne sauraient même...ressort civil est usé) from the final version (II. viii.). They are not in the MS. [3][regarde.] [4][plus.] [1][confirmer.] [2][et réprimer.] [3][pour lui.] [4]D. B. reads dans, against the MS. [1]MS. absorbe. It is retained by D. B., against the grammar. [2][il est nécessaire que l’État ait.] [3][externes.] [4]Added over the line. [5]or assauts. [6][sur.] [7][comme les tourbillons de Descartes.] D. B. retains it. [8][peut-être.] [9]D. B. reads de grands hommes. [1][facilement.] [2][je ferai voir.] [3]Added. [4][peuple.] [5][et la culture en sont onéreuses.] [6][ou contraint de s’affaiblir par des colonies.] [1][du terrain.] [2]In the final version, ou moins is omitted. [3][des hommes.] D. B. reads moins de travail (as in the final version). [4][fournir, au moyen du commerce et des colonies, à la subsistance des habitants dont [le pays] il serait surchargé.] It looks as though Rousseau hesitated whether to retain from des habitants, as part of the version in the text: but des is, for that purpose, corrected into les, which seems strange. He seems to have vacillated between (1) éloigner par le commerce et les colonies les habitants, etc. (2) décharger le pays...des habitants. [1][doit s’occuper.] [2][détruit.] [3][dans ces moments dangereux.] [4]MS. sens froid. [5][temps.] [6]This paragraph originally began with the following sentence: ‘Il importe de ne pas perdre le temps et l’autorité à former des entreprises [toujours dangereuses sitôt qu’elles sont] chimériques.’ This, however, appears to be cancelled and to be replaced lower by the subsequent sentence: ‘car ces considérations,’ etc. D. B. omits Au risque de quelques répétitions. [7][qui ne vient que d’elle-même, et à laquelle rien ne peut suppléer.] [8][il est impossi (word unfinished).] [9][voulut.] [10][rétablir.] [11]Added. ‘la’ cancelled before ‘liberté.’ [12]D. B. has leurs entreprises. [1]Added. [2]Added on opposite page. It is not clear whether it is intended for the text or for a note. [3][mauvaise.] [4][ce dérangement.] [5]Added. [6]Down to end of paragraph added. [7]D. B. reads même. MS. may have intervalles, etc. [8][point de.] [9]Added. [10][d’un voisin pour en repousser un autre.] [11]Si de deux peuples voisins l’un ne pouvait [v.l. peut] se passer de l’autre, ce serait une situation très dure pour le premier, mais très dangereuse pour le second. Toute nation sage, en pareil cas, s’efforcera bien vite de délivrer l’autre de cette dépendance. [Note de J.-J. R.] Contrast the Fragment, Le Bonheur public; above, p. 327. D. B. embodies this note in the text, wrongly. [12]Added. Compare Buttafuoco’s first letter (Vol. II. pp. 365—7). [13][celui qui, sortant d’une révolution, jouit [pourtant] d’une profonde paix.] [1]‘rarement un État bien constitué—variant on opposite page. |

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