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Subject Area: Political Theory
Collection: The Collected Works of John Stuart Mill

III.: TRANSLATION OF CICERO - John Stuart Mill, The Collected Works of John Stuart Mill, Volume XXVII - Journals and Debating Speeches Part II [1827]

Edition used:

The Collected Works of John Stuart Mill, Volume XXVI - Journals and Debating Speeches Part II, ed. John M. Robson (Toronto: University of Toronto Press, London: Routledge and Kegan Paul, 1988).

Part of: Collected Works of John Stuart Mill, in 33 vols.

About Liberty Fund:

Liberty Fund, Inc. is a private, educational foundation established to encourage the study of the ideal of a society of free and responsible individuals.


III.

TRANSLATION OF CICERO

Mill mentions both in the Journal and the Notebook that on 7 October, 1820, he translated part of Cicero’s Pro Milone; though he mentions reading it on 16 and 17 October, there is no other allusion to a translation. On f. 28v of the Notebook, upside down, appears the beginning of the translation, which is continued on f. 284, upside down on the lower third of the page.

Quoique je craigne, Messieurs, que ce ne me porte deshonneur, à parler avec peur dans la défense de l’homme le plus courageux, et que ce ne soit honteux, si, tandis que Milon même a plus d’anxieté pour le salut de la chose publique que pour la sienne propre, je ne puis apporter à sa cause une semblable grandeur d’âme; cependant cette nouvelle forme d’un nouveau jugement1 mes yeux qui cherchent partout l’ancien coutume de la cour, et la manière precedente des jugemens. Car l’assemblée n’ést pas comme autrefois,2 nous sommes entouré d’une foule extraordinaire. Car ces gardes que vous voyez devant tous les temples quoiqu’il soient placés pour empêcher la violence, n’apportent pourtant rien à l’orateur: de manière que dans la cour, quoique nous soyons entourés de défenses sécures et nécessaires, cependant nous ne pouvons même être courageux sans quelque crainte. Si je croyais que tout ceci était destiné contre Milon, je me soumettrais, Messieurs, aux temps, et ne croirais pas qu’il eût du lieu pour un orateur parmi tant de gens armés. Mais je me remets de ma terreur par la pensée que Pompée, homme des plus sages et justes: qui ne croirait pas de sa justice à donner aux armes des soldats celui qu’il avait délivré au jugement de la cour, ni sans doute de sa prudence, à autoriser par l’autorité publique la temerité de la multitude citee. Ces armes donc, ces soldats, ses officiers, ne nous annoncent point le danger, mais la sûreté: ils nous incitent à être d’une âme non seulement quiête mais grande—ils promettent à mon plaidoyer non seulement l’aide mais la silence. L’autre multitude, au moins ceux qui sont des citoyens, ést tout à nous. De tous ceux que vous voyez nous régarder de tout côte doù l’on peut voir une partie de la cour, et attendre l’évènement de cette cause, il n’y a personne qui ne favorise à la vertu de Milon—qui ne croit qu’il s’agit aujourdhui de soi, de ses enfans, de sa patrie, et de sa fortune. Une seule classe du peuple s’oppose contre moi: ceux que la fureur de Clodius a fait paître de rapines, d’incendies, et de tous les maux publics, ceux qui dans l’assemblée d’hier ont été incités à vous prévenir par leur voix le jugement que vous devez faire. Si par hasard ils feront aujourdhui de la même manière, vous devez en prendre admonition à retenir ce citoyen qui pour votre salut a toujours negligé ces gens et leurs plus grands clameurs. Dépouillez vous donc, Messieurs, de quelque crainte que vous puissiez avoir: appliquez vos esprits à la cause. Car, si jamais vous avez été juge d’un3

[1 ]A gap is left in the manuscript.

[2 ]Again a gap in the manuscript.

[3 ]The text breaks off here.