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Front Page Titles (by Subject) Appendix E - The Collected Works of John Stuart Mill, Volume III - Principles of Political Economy Part II
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Appendix E - John Stuart Mill, The Collected Works of John Stuart Mill, Volume III - Principles of Political Economy Part II [1848]Edition used:The Collected Works of John Stuart Mill, Volume III - The Principles of Political Economy with Some of Their Applications to Social Philosophy (Books III-V and Appendices), ed. John M. Robson, Introduction by V.W. Bladen (Toronto: University of Toronto Press, London: Routledge and Kegan Paul, 1965).
Part of: Collected Works of John Stuart Mill, in 33 vols.About Liberty Fund:Liberty Fund, Inc. is a private, educational foundation established to encourage the study of the ideal of a society of free and responsible individuals. Copyright information:The online edition of the Collected Works is published under licence from the copyright holder, The University of Toronto Press. ©2006 The University of Toronto Press. All rights reserved. No part of this material may be reproduced in any form or medium without the permission of The University of Toronto Press. Fair use statement:This material is put online to further the educational goals of Liberty Fund, Inc. Unless otherwise stated in the Copyright Information section above, this material may be used freely for educational and academic purposes. It may not be used in any way for profit.
Appendix EAppendix to Volume II in the 4th edition (1857). The information contained in this Appendix came to John Stuart Mill’s notice too late for incorporation into the text of the 4th edition;1 in the 5th and subsequent editions it was incorporated into Book IV, Chapter vii (“On the Probable Futurity of the Labouring Classes”), §§ 5-6.2 Latest Information on the French Industrial Associations. (From “Nouveau Traité d’Economie Politique,” by M. Villiaumé, Paris, 1857.) 1. Associations between the labourers and the employer. [“En Mars 1847, M. Paul Dupont, gérant d’une imprimerie de Paris, eut l’idée d’associer ses ouvriers en leur promettant le dixième des bénéfices. Il en emploie habituellement trois cents, dont deux cents travaillent aux pièces et cent à la journée. Il emploie, en outre, cent auxiliaires, qui ne font pas partie de l’association. “La part de bénéfice avenant aux ouvriers ne leur vaut guère, en moyenne, qu’une quinzaine de jours de travail; mais ils reçoivent leur salaire ordinaire suivant le tarif établi dans toutes les grandes imprimeries de Paris; et, de plus, ils ont l’avantage d’être soignés dans leurs maladies aux frais de la communauté, et de recevoir 1 fr. 50 cent. de salaire par jour d’incapacité de travail. Les ouvriers ne peuvent retirer leur part dans les bénéfices que quand ils sortent de l’association. Chaque année, cette part, qui est représentée tant en matériel qu’en rentes sur l’Etat, s’augmente par la capitalisation des intérêts, et crée ainsi une réserve à l’ouvrier. “M. Dupont et les capitalistes, ses commanditaires, trouvent dans cette association un profit bien supérieur à celui qu’ils auraient; les ouvriers, de leur côté, se félicitent chaque jour de l’heureuse idée de leur patron. Plusieurs d’entre eux, encouragés à la réussite de l’établissement, lui ont fait obtenir une médaille d’or en 1849, une médaille d’honneur à l’Exposition Universelle de 1855; et quelques-uns même ont reçu personellement la récompense de leurs découvertes et de leurs travaux. Chez un patron ordinaire, ces braves gens n’auraient pas eu le loisir de poursuivre leurs inventions, à moins que d’en laisser tout l’honneur à celui qui n’en était pas l’auteur; tandis qu’étant associés, si le patron eût été injuste, deux cents hommes eussent fait redresser ses torts. “J’ai visité moi-même cet établissement, et j’ai pu m’assurer du perfectionnement que cette association apporte aux habitudes des ouvriers. “M. Gisquet, ancien préfet de police, est propriétaire depuis long-temps d’une fabrique d’huile à Saint-Denis, qui est la plus importante de France, après celle de M. Darblay, de Corbeil. Lorsqu’en 1848 il prit le parti de la diriger lui-même, il rencontra des ouvriers habitués à s’enivrer plusieurs fois par semaine, et qui, pendant le travail, chantaient, fumaient, et quelquefois se disputaient. On avait maintes fois essayé sans succès de changer cet état de choses; il y parvint par la prohibition faite à tous ses ouvriers de s’enivrer les jours de travail, sous peine d’exclusion, et par la promesse de partager entre eux, à titre de gratification annuelle, 5 p. 100 de ses bénéfices nets, au pro rata des salaires, qui, du reste, sont fixés aux prix courants. Depuis ce moment, la réforme a été complète; il se voit entouré d’une centaine d’ouvriers pleins de zèle et de dévouement. Leur bien-être s’est accru de tout ce qu’ils ne dépensent pas en boissons, et de ce qu’ils gagnent par leur exactitude au travail. La gratification que M. Gisquet leur accorde, leur a valu, en moyenne, chaque année, l’équivalent de leur salaire pendant six semaines.]3 “L’un des patrons qui comprirent le mieux l’association avec les ouvriers est M. Leclaire, entrepreneur de peinture en bâtiments, à Paris. Dès 1842, sur les conseils de quelques économistes, il associa ses deux cents ouvriers, en leur promettant la moitié du bénéfice net outre leur salaire, qui était toujours au moins égal au taux courant. Une amélioration extraordinaire se manifesta tout à coup dans les habitudes de ses ouvriers, qui devinrent des modèles d’exactitude et de probité. M. Leclaire introduisit l’usage du blanc de zinc au lieu du blanc de céruse, qui était souvent mortel pour les ouvriers. Les immenses travaux que lui nécessita cette heureuse innovation l’ont tellement fatigué, qu’il se vit forcé de s’adjoindre deux associés en titre, qu’il choisit parmi ses anciens ouvriers; et depuis 1853, la part du bénéfice partagée entre les ouvriers n’est plus que du quart, ce dont ceux-ci sont encore satisfaits. Quant à M. Leclaire, quoiqu’il [ait toujours banni la fraude, qui n’est que trop fréquente dans sa profession, il a toujours pu soutenir la concurrence et acquérir une belle aisance, malgré l’abandon d’une si large part de ses profits. Assurément, il n’y est parvenu que parce que l’activité inusitée de ses ouvriers, et la surveillance qu’ils exerçaient les uns sur les autres dans les nombreux chantiers, avaient compensé la diminution de ses profits personnels.”]4 [“M. Beslay, ancien député de 1830 à 1839, et représentant du peuple à l’Assemblée constituante, a fondé un atelier important de machines à vapeur à Paris, dans le faubourg du Temple. Il eut l’idée d’associer dans ce dernier établissement ses ouvriers, dès le commencement de 1847. Je transcris ici cet acte d’association, que l’on peut regarder comme l’un des plus complets de tous ceux faits entre patrons et ouvriers.”]5 2. Associations of labourers among themselves. “Dès 1851, il existait à Paris environ cent cinquante associations d’ouvriers qui avaient réussi, la plupart même sans aucun secours. Les événements politiques de la fin de cette année, et les rivalités de patrons jaloux, en firent dissoudre le plus grand nombre. L’on n’en compte plus en 1857 que vingt-trois à Paris, qui, presque toutes, prospèrent. Je vais brièvement examiner la situation de quelques-unes. [“Après les journées de juin 1848, le travail était suspendu dans le faubourg Saint-Antoine, occupé surtout, comme on le sait, par les fabricants de meubles. Quelques menuisiers en fauteuils firent un appel à ceux qui seraient disposés à travailler ensemble. Sur six à sept cents de cette profession, quatre cents se firent inscrire. Mais comme le capital manquait, neuf hommes des plus zélés commencèrent l’association avec tout ce qu’ils possédaient; savoir, une valeur de 369 francs en outils, et 135 francs 20 centimes en argent. “Leur bon goût, leur loyauté et l’exactitude de leurs fournitures augmentant leurs débouchés, les associés furent bientôt au nombre de cent huit. Ils reçurent de l’Etat une avance de 25 mille francs, remboursables en quatorze ans par annuité, à raison de 3 fr. 75 c. pour cent d’intérêt. “En 1857, le nombre des associés est de soixante-cinq, celui des auxiliaires de cent en moyenne. Tous les associés votent pour l’election d’un conseil d’administration de huit membres, et d’un gérant, dont le nom représente la raison sociale. La distribution et la surveillance du travail dans les ateliers sont confiées à des contremaîtres choisis par le gérant et le conseil. Il y a un contre-maître pour vingt ou vingt-cinq hommes. “Le travail est payé aux pièces, suivant les tarifs arrêtés en assemblée générale. Le salaire peut varier entre 3 et 7 francs par jour, selon le zèle et l’habileté de l’ouvrier. La moyenne est de 50 francs par quinzaine. Ceux qui gagnent le moins touchent près de 40 francs par quinzaine. Un grand nombre gagnent 80 francs. Des sculpteurs et mouluriers gagnent jusqu’à 100 francs, soit 200 francs par mois. Chacun s’engage à fournir cent-vingt heures par quinzaine, soit dix heures par jour. Aux termes du réglement chaque heure de déficit soumet le délinquant à une amende de 10 centimes par heure en-deça de trente heures, et de 15 centimes au-delà. Cette disposition avait pour objet d’abolir l’habitude du lundi, et elle a produit son effet. Depuis deux ans, le système des amendes est tombé en désuetude, à cause de la bonne conduite des associés. “Quoique l’apport des associés n’ait été que de 369 francs, le matériel d’exploitation appartenant à l’établissement* s’élevait déjà, en 1851, à 5713 francs, et l’avoir social, y compris les créances, à 24,000 francs. Depuis lors cette association est devenue plus florissante, ayant resisté à tous les obstacles qui lui ont été suscités. Cette maison est la plus forte de Paris dans son genre, et la plus considérée. Elle fait des affaires pour 400 mille francs par an. Voici son inventaire de décembre 1855.
[“L’association des maçons fut fondée le 10 août 1848. Elle a son siége rue Saint-Victor, 155. Le nombre de ses membres est de 85, et celui de ses auxiliaires de trois à quatre cents. Elle a deux gérants à sa tête; l’un, chargé spécialement des constructions; l’autre, de l’administration. Les deux gérants passent pour les plus habiles entrepreneurs de maçonnerie de Paris, et ils se contentent d’un modeste traitement. Cette association vient de construire trois ou quatre des plus remarquables hôtels de la capitale. Bien qu’elle travaille avec plus d’économie que les entrepreneurs ordinaires, comme on ne la rembourse qu’à des termes éloignés, c’est surtout pour elle qu’une banque serait nécessaire, car elle a des avances considérables à faire. Néanmoins elle prospère, et la preuve en est dans le dividende de 56 pour 100 qu’a produit cette année son propre capital, et qu’elle a payé aux citoyens qui se sont associés à ses opérations. “Cette association est formée d’ouvriers qui n’apportent que leur travail; d’autres qui apportent leur travail et un capital quelconque; enfin de citoyens qui ne travaillent point, mais qui se sont associés en fournissant un capital.” “Les maçons se livrent le soir à un enseignement mutuel. Chez eux, comme chez les fabricants de fauteuils, le malade est soigné aux frais de la société, et reçoit en outre un salaire durant sa maladie. Chacun est protégé par l’association dans tous les actes de sa vie. Les fabricants de fauteuils auront bientôt chacun un capital de deux ou trois mille francs à leur disposition, soit pour doter leurs filles, soit pour commencer une réserve pour l’avenir. Quant aux maçons, quelques-uns possèdent déjà 4000 francs d’épargnes qui restent au fonds social. “Avant qu’ils fussent associés, ces ouvriers étaient pauvrement vêtus de la veste et de la blouse; parce que, faute de prévoyance, et surtout à cause du chômage, ils n’avaient jamais une somme disponible de 60 francs pour acheter une redingote. Aujourd’hui, la plupart sont vêtus aussi bien que les bourgeois; quelquefois même avec plus de goût. Cela tient à ce que l’ouvrier, ayant un crédit dans son association, trouve partout ce dont il a besoin sur un bon qu’il souscrit; et la caisse retient chaque quinzaine une partie de la somme à éteindre. De la sorte, l’épargne se fait, pour ainsi dire, malgré l’ouvrier. Plusieurs même, n’ayant plus de dettes, se souscrivent à eux-mêmes des bons de 100 francs payables en cinq mois, afin de résister à la tentation des dépenses inutiles. On leur retient 10 francs par quinzaine; et au bout des cinq mois, bon gré, mal gré, ils trouvent ce petit capital épargné.”]7 [“J’ai pu me convaincre par moi-même de l’habileté]8 du choix [des gérants et des conseils d’administration des associations ouvrières. Ces gérants sont bien supérieurs pour l’intelligence, le zèle, et même pour la politesse, à la plupart des patrons ou entrepreneurs particuliers. Et chez les ouvriers associés, les funestes habitudes d’intempérance disparaissent peu à peu, avec la grossièreté et la rudesse qui sont la conséquence de la trop incomplète éducation de leur classe.”]9 [1 ]In a letter thanking Villiaumé for a copy of his Nouveau traité d’économie politique, in return for which JSM sent a copy of the 4th edition of his Principles, JSM says: “Vous avez probablement deviné que l’impression de ma nouvelle édition se trouvait trop avancée pour que j’eûsse pû [sic] la faire profiter de votre ouvrage autrement qu’en y ajoutant, en forme d’appendice, les renseignements importants que vous avez donnés sur l’état actuel des associations ouvrières.” A.L.s. in the Hollander Collection, item 4017, University of Illinois. I would like to thank Professor Jack Stillinger for a copy of this letter. [2 ]The variants within IV, vii, §§5-6 are given in the normal way as footnotes to the text at the relevant places; as this Appendix is arranged differently, and contains linking passages from Villiaumé not contained in those variants, it is reprinted here as a unit, with the places where the 57 text of the Appendix agrees with the 71 text surrounded by square brackets to simplify comparison; references to the 71 text are given in numbered footnotes to the end of each bracketed passage. [3 ][See II.773.n15—774.n13 above.] [4 ][See II.772.19-25 above.] [5 ][See II.774.n14-19 above.] [* ][Il est situé dans la rue de Chavonne, cour Saint-Joseph, au faubourg Saint-Antoine.] [See II.780n above.] [7 ][See II.781.n32—782.n23 above.] [8 ][See II.783.n4 above.] [9 ][See II.783.n4-10 above.] |

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