Econlib

The Library

Other Sites

Front Page arrow Titles (by Subject) arrow Appendix B: French Texts of Material Quoted in Vindication of the French Revolution of February 1848 (1849) - The Collected Works of John Stuart Mill, Volume XX - Essays on French History and Historians

Return to Title Page for The Collected Works of John Stuart Mill, Volume XX - Essays on French History and Historians

Search this Title:

Also in the Library:

Collection: The Collected Works of John Stuart Mill
Subject Area: History
E-Books: Kindle Pilot Project

Appendix B: French Texts of Material Quoted in Vindication of the French Revolution of February 1848 (1849) - John Stuart Mill, The Collected Works of John Stuart Mill, Volume XX - Essays on French History and Historians [1826]

Edition used:

The Collected Works of John Stuart Mill, Volume XX - Essays on French History and Historians, ed. John M. Robson, Introduction by John C. Cairns (Toronto: University of Toronto Press, London: Routledge and Kegan Paul, 1985).

Part of: Collected Works of John Stuart Mill, in 33 vols.

About Liberty Fund:

Liberty Fund, Inc. is a private, educational foundation established to encourage the study of the ideal of a society of free and responsible individuals.


Appendix B

French Texts of Material Quoted in Vindication of the French Revolution of February 1848 (1849)

Dissertations and Discussions, 2nd ed. (1867), II, 555-63. Headed. “Appendix to the Paper entitled ‘Vindication of the French Revolution of February 1848.’ ” Running titles. “Appendix.” Not mentioned in Mill’s bibliography. For comment, see cviii-cix above.

Mill here gives more of the text of Tocqueville’s speech of 27 Jan., 1848, than he quotes (in translation) in the “Vindication.” The passages he quotes are given in square brackets, with footnotes locating the translations in the text on 326-8 above.

the following are the passages, translations of which are given in the text.

From the Speech of M. de Tocqueville

Pour parler d’abord de ce que j’ai appelé la classe qui gouverne (remarquez que je prends ces mots dans leur acception la plus générale: je ne parle pas seulement de la classe moyenne, mais de tous les citoyens, dans quelque position qu’ils soient, [qui possèdent et exercent des droits politiques]);[*] je dis donc que ce qui existe dans la classe qui gouverne m’inquiète et m’effraye. Ce que j’y vois, messieurs, je puis l’exprimer par un mot: [les moeurs publiques s’y altèrent, elles y sont déjà profondément altérées; elles s’y altèrent de plus en plus tous les jours; de plus en plus aux opinions, aux sentiments, aux idées communes, succèdent des intérêts particuliers, des visées particulières, des points de vue empruntés à la vie et à l’intérêt privés.][†]

Mon intention n’est point de forcer la chambre à s’appesantir plus qu’il n’est nécessaire, sur ces tristes détails; je me bornerai à m’adresser à mes adversaires eux-mêmes, à mes collègues de la majorité ministérielle. Je les prie de faire pour leur propre usage une sorte de revue statistique des collèges électoraux qui les ont envoyés dans cette chambre; qu’ils composent une première catégorie de ceux qui ne votent pour eux que par suite, non pas d’opinions politiques, mais de sentiments d’amitié particulière, ou de bon voisinage. Dans une seconde catégorie, qu’ils mettent ceux qui votent pour eux, non pas dans un point de vue d’intérêt public ou d’intérêt général, mais dans un point de vue d’intérêt purement local. A cette seconde catégorie, qu’ils en ajoutent enfin une troisième, composée de ceux qui votent pour eux pour des motifs d’intérêt purement individuels, et je leur demande si ce qui reste est tres nombreux; je leur demande si ceux qui votent par un sentiment public désintéressé, par suite d’opinions, de passions publiques, si ceux-là forment la majorité des électeurs qui leur ont conféré le mandat de député; je m’assure qu’ils découvriront aisément le contraire. Je me permettrai encore de leur demander si, à leur connaissance, depuis cinq ans, dix ans, quinze ans, le nombre de ceux qui votent pour eux par suite d’intérêts personnels et particuliers ne croît pas sans cesse; si le nombre de ceux qui votent pour eux par opinion politique ne décroît pas sans cesse? [Qu’ils me disent enfin si autour d’eux, sous leurs yeux, il ne s’établit pas peu à peu, dans l’opinion publique, une sorte de tolérance singulière pour les faits dont je parle, si peu à peu il ne se fait pas une sorte de morale vulgaire et basse, suivant laquelle l’homme qui possède des droits politiques se doit à lui-même, doit à ses enfans, à sa femme, à ses parents, de faire un usage personnel de ces droits dans leur intérêt; si cela ne s’élève pas graduellement jusqu’à devenir une espèce de devoir de père de famille? Si cette morale nouvelle, inconnue dans les grands temps de notre histoire, inconnue au commencement de notre Révolution, ne se développe pas de plus en plus, et n’envahit pas chaque jour les esprits.][*] Je le leur demande?[†]

Je crois, messieurs, qu’on peut, sans blesser personne, dire que [le gouvernement a ressaisi, dans ces dernières années surtout, des droits plus grands; une influence plus grande, des prérogatives plus considérables, plus multiples, que celles qu’il avait possédées à aucune autre époque. Il est devenu infiniment plus grand que n’auraient jamais pu se l’imaginer, non seulement ceux qui l’ont donné, mais même ceux qui l’ont reçu en 1830.][‡] . . . [C’est en ressaisissant de vieux pouvoirs qu’on croyait avoir abolis en Juillet, en faisant revivre d’anciens droits qui semblaient annulés, en remettant en vigueur d’anciennes lois qu’on jugeait abrogées, en appliquant les lois nouvelles dans un autre sens que celui dans lequel elles avaient été faites,][§] c’est par tous ces moyens détournés, par cette savante et patiente industrie, que le gouvernement a enfin repris plus d’action, plus d’activité et d’influence, qu’il n’en avait peut-être jamais eu en France en aucun temps. . . . [Et pensez-vous, messieurs, que cette manière que j’ai appelée tout à l’heure détournée et subreptice, de regagner peu à peu la puissance, de la prendre en quelque sorte par surprise, en se servant d’autres moyens que ceux que la constitution lui avait donnés; croyez-vous que ce spectacle étrange de l’adresse et du savoir-faire donné publiquement pendant plusieurs années, sur un si vaste théâtre, à toute une nation qui le regarde, croyez-vous qu’un tel spectacle ait été de nature à améliorer les moeurs publiques?][*] . . . Ils croient que la révolution qui s’est opérée depuis quinze ans dans les droits du pouvoir était nécessaire, soit; et ils ne l’ont pas fait par un intérêt particulier; je le veux croire; mais [il n’est pas moins vrai qu’ils l’ont opérée par des moyens que la moralité publique désavoue; il n’est pas moins vrai qu’ils l’ont opérée en prenant les hommes, non par leur côté honnête, mais par leur mauvais côté—par leurs passions, par leur faiblesse, par leur intérêt, souvent par leurs vices.][†] C’est ainsi que tout en voulant peut-être un but honnête, ils ont fait des choses qui ne l’étaient pas. [Et pour faire ces choses il leur a fallu appeler à leur aide, honorer de leur faveur, introduire dans leur compagnie journalière, des hommes qui ne voulaient ni d’un but honnête, ni de moyens honnêtes, qui ne voulaient que la satisfaction grossière de leurs intérêts privés, à l’aide de la puissance qu’on leur confiait.][‡] . . . [Je ne regarde pas ce fait comme un fait isolé; je le considère comme le symptôme d’un mal général, le trait le plus saillant de toute une politique: en marchant dans les voies que vous aviez choisies, vous aviez besoin de tels hommes.][§] . . .

Pour la première fois depuis quinze ans, j’éprouve une certaine crainte pour l’avenir; et ce qui me prouve que j’ai raison, c’est que cette impression ne m’est pas particulière: je crois que je puis en appeler à tous ceux qui m’écoutent, et que tous me répondront que dans les pays qu’ils représentent, une impression analogue subsiste; qu’un certain malaise, une certaine crainte a envahi les esprits; que, pour la première fois peut-être depuis seize ans, [le sentiment, l’instinct de l’instabilité, ce sentiment précurseur des révolutions, qui souvent les annonce, qui quelquefois les fait naître, que ce sentiment existe à un degré très grave dans le pays.][¶] . . . Est-ce que vous ne ressentez pas, par une sorte d’intuition instinctive qui ne peut pas s’analyser, mais qui est certaine, que le sol tremble de nouveau en Europe? [Est-ce que vous ne sentez pas—que dirai-je? un vent de révolutions qui est dans l’air? Ce vent, on ne sait où il naît, d’où il vient, ni, croyez-le bien, qui il enlève.][∥] . . .

[Ma conviction profonde et arrêtée, c’est que les moeurs publiques se dégradent, c’est que la dégradation des moeurs publiques vous amènera, dans un temps court, prochain peut-être, à des révolutions nouvelles. . . . Est-ce que vous avez à l’heure où nous sommes, la certitude d’un lendemain? Est-ce que vous savez ce qui peut arriver en France d’ici à un an, à un mois, à un jour peut-être? Vous l’ignorez; mais ce que vous savez, c’est que la tempête est à l’horizon, c’est qu’elle marche sur vous; vous laisserez-vous prévenir par elle?][*]

Messieurs, je vous supplie de ne pas le faire; je ne vous le demande pas, je vous en supplie: je me mettrais volontiers à genoux devant vous, tant je crois le danger réel et sérieux, tant je pense que le signaler n’est pas recourir à une vaine forme de rhétorique. Oui, le danger est grand! conjurez-le quand il en est temps encore: corrigez le mal par des moyens efficaces, non en l’attaquant dans ses symptômes, mais en lui-même.

[On a parlé de changements dans la législation. Je suis très porté à croire que ces changements sont non-seulement utiles, mais nécessaires; ainsi je crois à l’utilité de la réforme électorale, à l’urgence de la réforme parlementaire; mais je ne suis pas assez insensé, messieurs, pour ne pas savoir que ce ne sont pas les lois elles-mêmes qui font la destinée des peuples; non, ce n’est pas le mécanisme des lois qui produit les grands événements de ce monde: ce qui fait les événements, messieurs, c’est l’esprit même du gouvernement. Gardez les lois si vous voulez; quoique je pense que vous ayez grand tort de le faire, gardez-les; gardez même les hommes, si cela vous fait plaisir, je n’y fais, pour mon compte, aucun obstacle; mais, pour Dieu, changez l’esprit du gouvernement, car, je vous le répète, cet esprit-là vous conduit à l’abîme.][†]

From the Manifesto of M. de Lamartine

Les traités de 1815 n’existent plus en droit aux yeux de la République Française; toutefois, les circonscriptions territoriales de ces traités sont un fait, qu’elle admet comme base et comme point de départ dans ses rapports avec les autres nations.

Mais, si les traités de 1815 n’existent plus que comme fait à modifier d’un accord commun, et si la République déclare hautement qu’elle a pour droit et pour mission d’arriver régulièrement et pacifiquement à ces modifications, le bon sens, la modération, la conscience, la prudence de la République existent, et sont pour l’Europe une meilleure et plus honorable garantie que les lettres de ces traités, si souvent violés ou modifiés par elle.

Attachez-vous, monsieur, à faire comprendre et admettre de bonne foi cette émancipation de la République des traités de 1815, et à montrer que cette franchise n’a rien d’inconciliable avec le repos de l’Europe.

Ainsi, nous le disons hautement, si l’heure de la reconstruction de quelques nationalités opprimées en Europe ou ailleurs, nous paraît avoir sonné dans les décrets de la Providence; si la Suisse, notre fidèle alliée depuis François ler, était contrainte ou menacée dans le mouvement de croissance qu’elle opère chez elle pour prêter une force de plus au faisceau des gouvernements démocratiques; si les états indépendants de l’Italie étaient envahis; si l’on imposait des limites ou des obstacles à leurs transformations intérieures; si on leur contestait à main armée le droit de s’allier entre eux pour consolider une patrie Italienne, la République Française se croirait en droit d’armer elle-même pour protéger ces mouvements légitimes de croissance et de nationalité des peuples.[*]

From the Answer of M. de Lamartine to the Polish Refugees

La République n’est en guerre ouverte ni sourde avec aucune des nations, avec aucun des gouvernements existants, tant que ces nations et ces gouvernements ne se déclarent pas eux-mêmes en guerre avec elle. Elle ne fera donc, elle ne permettra volontairement aucun acte d’agression et de violence contre les nations Germaniques. . . . Le Gouvernement Provisoire ne se laissera pas changer sa politique dans la main par une nation étrangère, quelque sympathique qu’elle soit à nos coeurs. Nous aimons la Pologne, nous aimons l’Italie, nous aimons tous les peuples opprimés; mais nous aimons avant tout la France, et nous avons la responsabilité de ses destinées, et peut-être de celles de l’Europe, en ce moment. Cette responsabilité nous ne la remettrons à personne qu’à la nation elle-même. . . . La République ne doit pas et ne veut pas avoir des actes en contradiction avec ses paroles; le respect de sa parole est à ce prix; elle ne la décréditera jamais en y manquant. Qu’a-t-elle dit dans son manifeste aux puissances? Elle a dit, en pensant à vous: Le jour où il nous paraîtrait que l’heure providentielle aurait sonné pour la résurrection d’une nationalité injustement effacée de la carte, nous volerions à son secours. Mais nous nous sommes justement réservé ce qui appartient à la France seule, l’appréciation de l’heure, du moment, de la justice, de la cause et des moyens par lesquels il nous conviendrait d’intervenir. Eh bien, ces moyens, jusqu’ici nous les avons choisis et résolus pacifiques.[†]

From the Answer of M. de Lamartine to the Irish Deputation

Quant à d’autres encouragements, il ne serait pas convenable à nous de vous les donner, à vous de les recevoir. Je l’ai déjà dit à propos de la Suisse, à propos de l’Allemagne, à propos de la Belgique et de l’Italie Je le répète à propos de toute nation qui a des débats intérieurs à vider avec elle-même ou avec son gouvernement. Quand on n’a pas son sang dans les affaires d’un peuple, il n’est pas permis d’y avoir son intervention ni sa main. Nous ne sommes d’aucun parti en Irlande ou ailleurs, que du parti de la justice, de la liberté, et du bonheur des peuples. Aucun autre rôle ne nous serait acceptable, en temps de paix, dans les intérêts et dans les passions des nations étrangères. La France veut se réserver libre pour tous ses droits.

Nous sommes en paix, et nous désirons rester en bons rapports d’égalité, non avec telle ou telle partie de la Grande Bretagne, mais avec la Grande Bretagne tout entière, Nous croyons cette paix utile et honorable, non seulement pour la Grande Bretagne et la République Française, mais pour le genre humain. Nous ne ferons aucun acte, nous ne dirons aucune parole, nous n’adresserons aucune insinuation en contradiction avec les principes d’inviolabilité réciproque des peuples, que nous avons proclamés, et dont le Continent recueille déjà les fruits. La monarchie déchue avait des traités et des diplomates, nous avons des peuples pour diplomates, et des sympathies pour traités. Nous serions insensés de changer une telle diplomatie au grand jour contre des alliances sourdes et partielles avec les partis même les plus légitimes dans les pays qui nous environnent. Nous n’avons qualité ni pour les juger, ni pour les préférer les uns aux autres. En nous déclarant amis de ceux-ci, nous nous déclarerions ennemis de ceux-là. Nous ne voulons être ennemis d’aucuns de vos compatriotes; nous voulons faire tomber, au contraire, par la loyauté de la parole républicaine, les préventions et les préjugés qui existeraient entre nos voisins et nous.[*]

From the “History of the Girondists”

Le partage égal des lumières, des facultes, et des dons de la nature est évidemment la tendance légitime du coeur humain. Les révélateurs, les poetes, et les sages ont roulé éternellement cette pensée dans leur âme, et l’ont perpetuellement montrée dans leur ciel, dans leurs rêves, ou dans leurs lois, comme la perspective de l’humanité. C’est donc un instinct de la justice dans l’homme. . . . Tout ce qui tend à constituer des inégalités de lumières, de rang, de conditions, de fortune, parmi les hommes, est impie. Tout ce qui tend a niveler graduellement ces inégalités, qui sont souvent des injustices, et à répartir le plus équitablement l’héritage commun entre tous les hommes, est divin. Toute politique peut être jugée à ce signe, comme tout arbre est jugé à ses fruits, l’idéal n’est que la vérité à distance.

Mais plus un idéal est sublime, plus il est difficile à réaliser en institutions sur la terre. La difficulté jusqu’ici a été de concilier avec l’égalité des biens les inégalités de vertus, de facultés, et de travail, qui différencient les hommes entre eux. Entre l’homme actif et l’homme inerte, l’égalité de biens devient une injustice; car l’un crée, et l’autre dépense. Pour que cette communauté des biens soit juste, il faut supposer à tous les hommes la même conscience, la même application au travail, la même vertu. Cette supposition est une chimère. Or quel ordre social pourrait reposer solidement sur un tel mensonge? De deux choses l’une. Ou bien il faudrait que la société, partout présente et partout infaillible, pût contraindre chaque individu au même travail et à la même vertu; mais alors que devient la liberté? La société n’est plus qu’un universel esclavage. Ou bien il faudrait que la société distribuât de ses propres mains, tous les jours, à chacun selon ses oeuvres, la part exactement proportionnée à l’oeuvre et au service de chacun dans l’association générale; mais alors quel sera le juge?

La sagesse humaine imparfaite a trouvé plus facile, plus sage, et plus juste de dire à l’homme: “Sois toi-même ton propre juge, rétribue-toi toi-même par la richesse ou par la misère.” La société a institué la propriété, proclamé la liberté du travail, et légalisé la concurrence.

Mais la propriété instituée ne nourrit pas celui qui ne possède rien. Mais la liberté du travail ne donne pas les mêmes éléments de travail à celui qui n’a que ses bras, et à celui qui possède des milliers d’arpents sur la surface du sol. Mais la concurrence n’est que le code de l’égoisme, et la guerre à mort entre celui qui travaille et celui qui fait travailler, entre celui qui achète et celui qui vend, entre celui qui nage dans le superflu et celui qui a faim. Iniquité de toutes parts! Incorrigibles inégalités de la nature et de la loi! La sagesse du législateur paraît être de les pallier une à une, siècle par siècle, loi par loi. Celui qui veut tout corriger d’un coup, brise tout. Le possible est la condition de la misérable sagesse humaine. Sans prétendre résoudre par une seule solution des iniquités complexes, corriger sans cesse, améliorer toujours, c’est la justice d’êtres imparfaits comme nous. . . . Le temps paraît être un élément de la vérité elle-même; demander la vérité définitive à un seul jour, c’est demander à la nature des choses plus qu’elle ne peut donner. L’impatience crée des illusions et des ruines au lieu de vérités. Les déceptions sont des vérités cueillies avant le temps. La vérité est évidemment la communauté chrétienne et philosophique des biens de la terre. Les déceptions, ce sont les violences et les systèmes par lesquels on a cru vainement pouvoir établir cette vérité et l’organiser jusqu’ici. (Lamartine, Histoire des Girondins, [8 vols. (Paris: Coquebert, 1847),] livre 39, ad finem [Vol. V, pp. 407-10].)[*]

[[*] ]See p. 326.21 above.

[[†] ]See p. 326.22-5 above.

[[*] ]See p. 326.30-8 above.

[[†] ]“Discours prononcé à la chambre des députés, le 27 janvier 1848,” in Oeuvres complètes, ed. Mme de Tocqueville [and Gustave de Beaumont], 9 vols. (Paris: Lévy frères, 1864-66), Vol. IX, pp. 521-3.

[[‡] ]See p. 327.4-8 above.

[[§] ]See p. 327.11-14 above.

[[*] ]See p. 327.14-19 above.

[[†] ]See p. 327.22-4 above.

[[‡] ]See p. 327.24-8 above.

[[§] ]“Discours,” pp. 527-9. See p. 327.30-3 above.

[[¶] ]“Discours,” pp. 520-1. See p. 327.36-8 above.

[[∥] ]See p. 327.38-40 above.

[[*] ]See pp. 327 40-328.5 above.

[[†] ]“Discours,” pp. 534-5, See p. 328.6-14 above.

[[*] ]Manifeste aux puissances, in Trois mois au pouvoir. (Paris: Lévy frères, 1848), pp. 75-6. See p. 341 above.]

[[†] ]Réponse à une députation des Polonais, ibid., pp. 131, 133, 135, See p. 342 above.

[[*] ]Réponse à une députation des citoyens irlandais, ibid., pp. 150-1. See pp. 342-3 above.

[[*] ]See pp. 355-6 above.