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Front Page Titles (by Subject) (B): TALLEYRAND - Selections from the Correspondence of the First Lord Acton, Vol. I (Cardinal Newman, Lady Blennerhassett, W.E. Gladstone)
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(B): TALLEYRAND - John Emerich Edward Dalberg, Lord Acton, Selections from the Correspondence of the First Lord Acton, Vol. I (Cardinal Newman, Lady Blennerhassett, W.E. Gladstone) [1917]Edition used:Selections from the Correspondence of the First Lord Acton, edited with and Introduction by John Neville Figgis and Renald Vere Laurence. Vol. I Correspondence with Cardinal Newman, Lady Blennerhassett, W.E. Gladstone and Others (London: Longmans, Gree and Co., 1917).
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(b)TALLEYRANDLa grande chose à éclaircir c’est la politique Polonaise de Talleyrand.1 Il se pourrait bien qu’il ait eu là une théorie véritable et sincère, car il avait dans sa peau un vieux Constituant.1 Napoléon voulait l’envoyer en Pologne en 1812, et y a renoncé lorsqu’il s’est décidé à ne pas reconstituer la Pologne. Talleyrand aurait très volontiers sacrifié la Prusse, et il s’agissait de faire la guerre à la Russie. Pour l’Autriche, qu’il voulait grande, puissante, et éloignée des frontières françaises, il l’aurait dédommagée en Turquie, sinon en Silésie. Il y a des indices de tout cela, mais cela n’est pas clair. Comparez Thiers, très renseigné sur Talleyrand, Ernouf, Vie de Maret, qui écrit contre Thiers, avec de bons documents, et Valfrey, sur Napoléon et Alexandre, surtout à l’époque de Tilsit et Erfurt. On vient justement de publier des lettres de N. et A. et aussi Mazade, Alexandre I et Czartoryski. Les millions rendus pourraient s’expliquer par cette hypothèse. Stern raconte la rupture avec Mirabeau, sans donner de détails sur leur réconciliation. Stockmar,2 dans Sybel’s Zeitschrift, expose des erreurs de Bacourt,3 qui ont peu d’importance. Les Mém. de son père4 sont précieux sur l’ambassade de Londres en 1830. Mme de Rémusat5 parle de Talleyrand et de son state of mind à son fils à l’époque où je crois pouvoir placer la rédaction des Mémoires. Il y a peu dans Hardenberg6 ; quelque chose dans Hain7 ; et il faut voir le volume de lettres dans les Publicationen des Preussischen Staatsarchivs. Je n’avais pas achevé cela hier: je serais venu vous le soumettre au retour des Courses, avec mes filles reconnaissantes.—Votre dévoué, Acton. Tegernsee, 2 juin 1891. Chère Lady Blennerhassett,—La liste de Perigordiana1 me rappelle que je perds la mémoire. C’est bien Vandal,2 et non Valfrey, qui écrit sur les relations avec Alexandre. Valfrey a répondu dans le Figaro à l’article exagéré d’Aulard dans la Revue Bleue de Mars. Valfrey est l’homme de M. de Broglie. Attaque et défense se valent. Vandal me fait croire que je me serais trompé sur l’homme du pays de Vaud dont les mémoires sont dans une des bibliothèques de Munich. Je ne sais plus si c’est Muret ou Monod. Il y a des lettres de Talleyrand dans Beaulieu Marçonnay3 sur Dalberg; et dans Vreede, La Souabe après la paix de Bâle, 1879. Gagern affirme dans ses Beiträge zur Zeitgeschichte que Talleyrand se disposait à ramener les Bourbons quand il habitait Varsovie, c’est-à-dire au commencement de 1807. Il aura reproduit ce passage dans un de ses volumes. Il a paru déjà en 1817, dans les Ueberlieferungen zur Geschichte unserer Zeit de Zschokke, I. 297. Personne ne songeait, alors, au duc d’Orléans. Cela diminue le trait de génie de 1814. Car il s’est fixé sur les Bourbons quand il n’y avait pas d’autre alternative; (pas de roi de Rome, Bernadotte pas encore Prince Royal, Orléans inconnu;) et non par prévoyance de l’usage à en faire dans la politique Européenne. On peut croire Gagern sur sa parole. V. dans la Revue Diplomatique de 1890 les lettres de Talleyrand et de Mme de Staël; celles publiées par Browning4 sur la Mission de Lord Whitworth; Masson,1Les A. E. pendant la Révolution. Goncourt est bien amer. Fallait-il tout cela pour ne pas aimer Mme de Staël? Je sens bien qu’elle m’intéresse parce qu’elle a évité, pendant la Révolution, les excès des Girondins ainsi que la réaction parce qu’elle avait l’horreur de Napoléon et qu’elle est de ceux qui ont transmis ce qui était viable dans l’idée révolutionnaire. Mais je me figure quelqu’un qui s’intéresserait moins que moi aux progrès de la doctrine politique, qui regarderait la liberté non comme la cause suprême dans la vie des peuples, mais comme un bienfait à peser contre plusieurs autres, grandeur, progrès, intelligence, instruction, de bonnes lois, une saine distribution des richesses, etc. Enfin quelqu’un qui penserait comme Turgot ou Thiers, W. Scott, ou Goethe, G. Eliot, ou Maine—il pourrait bien recevoir en plein visage les révélations de B. Constant,2 de Bonstetten,3 s’offusquer de sa perversité passionnelle, de son manque de tact, de sa vanité débordante, etc. Votre lettre de 18094 enlève bien quelque chose à la grandeur de sa résistance. Il y avait des choses à cacher, ou à dissimuler, pendant sa vie; et on n’a fait qu’escamoter ses lettres depuis sa mort. Et je note combien de monde a résisté à son charme social—comme, par exemple, les Édimbourgeois. Enfin vous connaissez les vitraux de Lincoln, composés par un élève adroit, des morceaux brisés et rejetés par le maître.—Votre dévoué, Acton. Tegernsee, 3 juin 1891. Chère Lady Blennerhassett,—Dites bien à Madame votre mère, je vous en prie, combien j’ai été reconnaissant et heureux d’un accueil qui a prêté du charme à mon rapide séjour. Il n’a manqué à mon bonheur que de vous avoir enlevée. Mon fils vous remercie beaucoup du Lecky que Arthur m’a fort indiscrètement remis; et il passe la journée à l’étudier; surtout quand il ne joue pas au Tennis. Napoléon a poussé la clarté jusqu’au point de dire ce mot superbe: Cherchez qui vous gouverne: Je suis trop grand pour vous! Et c’était bien là le fond de sa pensée. Mais il a fini par accepter les conditions de Châtillon—trop tard, il est vrai; mais avec l’espoir d’arriver à temps. Ce sont les alliés qui alors l’ont repoussé. Un martyr qui, après la sentence, dirait: “Nun in Gottes Namen, rufen wir die Olympier an!”1 et auquel on dirait: “Vous ferez bien, mais cela ne vous servira à rien ici-bas”—ne passerait pas pour un vrai martyr. Nous serions injustes si nous identifions les Bourbons trop directement avec le territoire diminué. Ils ont obtenu en 1814, une meilleure frontière que celle que Napoléon avait, en dernier lieu, acceptée. Et, en 1815, on leur a fait de meilleures conditions que celles qu’on voulait faire aux d’Orléans. Je crois que vous me diminuez mon Talleyrand. Vers le milieu de Mars les alliés n’étaient pas encore favorables aux Bourbons. L’Angleterre seule se déclarait pour eux. Même arrivés à Paris les autres n’étaient pas décidés. Et l’arrangement offert par Napoléon, la Régence Autrichienne, avait des chances de réussir. Cela assurait la paix, et aussi la position de toutes les grandeurs advenues depuis vingt ans. Cette attitude des alliés est d’ailleurs un fait capital. Le pays constitutionnel est le seul qui ait posé la Legitimité en principe. Les chefs futurs de la Sainte Alliance n’en savaient rien. Ce n’est pas par cette route qu’ils sont parvenus à la doctrine de la Restauration, au contraire de la Révolution, mais par l’influence de Baader sur Alexandre, et par la force prodigieuse que Talleyrand a su donner, du Congrès, à son système. Je ne lui reproche même pas d’avoir repoussé le duc d’Orléans, qui promettait plus de durée. La situation internationale aurait été moins bonne. Et il n’y avait pas de raison valable pour que les Bourbons ne durassent pas. Ses conseils, en tout cas, les auraient sauvés. Il y a dans l’histoire de la pensée humaine à distinguer entre l’absolutisme et la Légitimité. Les défenseurs de celle-ci pouvaient dire, en tout sincerité comme Fiévée1 et Berryer,2 Genoude3 et Cormenin,4 qu’ils n’étaient pas absolutistes. De même que Metternich n’était pas Légitimiste.—Votre dévoué, Acton. Tegernsee, 27 juin. [1 ] This letter concerns the volume on “Talleyrand,” published by Lady Blennerhassett in 1894. [1 ] A member of the Constituent Assembly. [2 ] Baron Stockmar was the adviser of the Prince Consort. Many letters to him are given by Sir Theodore Martin in his Life. The Memoirs also appeared in English. [3 ]Bacourt, A. de. Correspondance entre le Comte de Mirabeau et le Comte de la Marck, 1851. The article referred to by Baron L. von Stockmar, entitled Zur Kritik von Bacourts Korrespondenz zwischen Mirabeau und La Marck, is to be found in Sybel’s Historische Zeitschrift, Band 39 (1-21), 1878. [4 ] “The Memoirs of his father” are Denkwurdigkeiten aus den Papieren des Freiherrn C. F. von Stockmar, 1872. [5 ]Rémusat, Claire Elizabeth Jeanne, Comtesse de. Her Memoirs were published by her grandson in 1881. [6 ] This is, Denkwürdigkeiten des Staatskanzlers Filrsten von Hardenberg, edited by Ranke, 5 vols., 1877. Hardenberg, Karl August Fürst von, was a friend of Stein and Chancellor of Prussia. [7 ]Hain, Ludwig. Repertorium bibliographicum. This probably refers to Bürger’s edition, 1891. [1 ] “Perigordiana,” references to Talleyrand. [2 ]Vandal, Albert. Napoléon et Alexandre Ier. L’Alliance russe sous le premier Empire, 1891. [3 ]Beaulieu-Marçonnay, Baron Carl von. Karl von Dalberg und seine Zeit, 1879. [4 ]Browning, Oscar. England and Napoleon in 1803, being the despatches of Lord Whitworth and others, 1887. [1 ]Masson, Frédéric. Le Département des Affaires Étrangères pendant la Révolution. [2 ] Cf. Journal Intime de Benjamin Constant for the friendship between him and Madame de Staël, 1895. Also a volume of unpublished letters between Benjamin Constant and Madame de Staël. [3 ]Bonstetten, Charles Victor de (1745-1832), a Swiss rationalist and philosopher. A friend of Benjamin Constant, Voltaire, and Madame de Staël and her mother. [4 ] “Votre lettre de 1809.” This refers to Madame de Staël’s letter to Talleyrand, printed in Lady Blennerhassett’s book, iii. 271-3. [1 ] “Now in God’s name let us appeal to the gods of Olympus.” [1 ]Fiévée, Joseph (1767-1839), statesman and littérateur, was a strong defender of the royalist party, but with a leaning towards constitutionalism. Made a prefect in 1813, he was removed after the return from Elba. His opposition to the extreme party helped to bring about the revolution of 1830. He wrote much. [2 ]Berryer, Antoine-Pierre (1790-1868), was one of the greatest French orators. He was a constitutional royalist. [3 ]Genoude, Antoine-Eugène de (1792-1849), supported Lamennais, revived the Gazette de France. He believed in hereditary monarchy and the popular vote. After his wife’s death he was ordained. [4 ]Cormenin, Louis-Marie de la Haie, Vicomte de (1788-1868). He was an opponent of Louis Philippe and a great supporter of religious liberty. He was a great pamphleteer but a bad orator. |

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