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Front Page Titles (by Subject) 446.: say to ricardo1[Reply to 430.—Answered by 488] - The Works and Correspondence of David Ricardo, Vol. 9 Letters 1821-1823
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446.: say to ricardo1[Reply to 430.—Answered by 488] - David Ricardo, The Works and Correspondence of David Ricardo, Vol. 9 Letters 1821-1823 [1821]Edition used:The Works and Correspondence of David Ricardo, ed. Piero Sraffa with the Collaboration of M.H. Dobb (Indianapolis: Liberty Fund, 2005). Vol. 9 Letters 1821-1823.
Part of: The Works and Correspondence of David Ricardo, 11 vols (Sraffa ed.)About Liberty Fund:Liberty Fund, Inc. is a private, educational foundation established to encourage the study of the ideal of a society of free and responsible individuals. Copyright information:First published by Cambridge University Press in 1951. Copyright 1951, 1952, 1955, 1973 by the Royal Economic Society. This edition of The Works and Correspondence of David Ricardo is published by Liberty Fund, Inc., under license from the Royal Economic Society. Fair use statement:This material is put online to further the educational goals of Liberty Fund, Inc. Unless otherwise stated in the Copyright Information section above, this material may be used freely for educational and academic purposes. It may not be used in any way for profit.
446.say to ricardo1
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| 1999 | degrés d’utilité naturelle fesant partie des richesses que la nature ne nous fait pas payer, et qui ne concernent pas l’Economie politique; |
| et 1 | degré d’utilité créée par l’industrie, les capitaux et les terres, utilité que nous payons et qui est la seule qui fasse partie des richesses echangeables, unique objet de nos recherches. |
2000—degrés d’utilité en tout, residans dans une livre de fer. Tandis que dans une livre d’or il y a:
2000—degrés d’utilité tout entiere echangeable parce qu’elle est tout entiere le fruit de notre industrie, de nos capitaux et de nos terres; utilité qui fait partie, non de nos richesses naturelles, mais de nos richesses sociales, les seules dont l’Economie politique puisse s’occuper.
Voila ce qui m’attire le reproche que vous me faites (pag. 336)1 lorsque vous dites: “Mr. Say constantly overlooks the essential difference that there is between value in use, and value in exchange.” Certainement je néglige ce qui n’a qu’une valeur d’utilité, ou plutot de l’utilité sans valeur, car je regarde ces mots: valeur d’utilité (value in use) comme un contre sens; et que je prétends que l’utilité sans valeur n’entre pas dans les considerations de l’Economie politique.
A l’egard de l’exemple ingénieux que vous me citez dans votre derniere lettre, de deux pains d’égale valeur, provenus de deux terrains d’inégale fertilité, je vous demande la permission de l’expliquer selon ma doctrine, comme j’ai fait pour l’exemple de la livre d’or et de la livre de fer. La nature fait present au proprietaire du terrain, d’un service productif qu’il peut faire payer au consommateur, parce qu’il a le monopole de ce service indispensable. Ce present que lui fait la nature, est plus grand lorsque le terrain est fertile; il est plus petit lorsque le terrain est ingrat. Si le service du terrain etait sans bornes, inepuisable, à la portée de tout le monde, ce serait un present fait à tout le monde et dont nous jouirions sans le payer, comme du vent qui enfle nos voiles, chaque fois que nous voulons nous en servir. Le consommateur serait infiniment riche s’il pouvait acquerir au même prix toutes les portions d’utilité qu’il voudrait consacrer à la satisfaction de ses besoins; mais toutes ses richesses seraient naturelles: elles n’auraient plus de valeur echangeable; il n’y aurait plus d’Economie politique; mais l’on n’en aurait plus besoin.
Je ne comprends pas pourquoi vous me dites dans votre lettre en parlant de cette doctrine: “The information is not useful and can lead to no inference whatever that may guide our future practice.” Il me semble au contraire que nous en pouvons tirer cette induction que les grands progrès de la production consistent dans la substitution des services gratuits de la nature à la place des services dispendieux de l’industrie, des capitaux et des terres.
Vous ajoutez: “What we wish to know is what the general law is that regulates the value of bread as compared with the value of other things.” C’est ce qu’enseigne la doctrine de l’offre et de la demande (want and supply). Le besoin qu’on a d’une chose en fait naître la demande; la necessité de produire la chose en restreint la demande. Lorsqu’aux yeux du consommateur, une chose vaut autant que les frais de production qu’elle coûte, on la produit. Lorsque la valeur qu’on y attache n’egale pas la valeur des services productifs nécessaires pour qu’elle existe, on ne la produit pas. Cette derniere circonstance est une preuve que la même quantité de services productifs peut former un produit qu’on estime valoir plus que cette chose.
Je ne crains pas de me tromper en affirmant que ces doctrines, (avec tous leurs dévelopemens) enseignent tout ce qu’on peut etre desireux de savoir sur ce sujet.
C’est avec beaucoup de plaisir que j’apprends que vous avez formé en Angleterre, un Club d’Economistes politiques; et je ne doute pas qu’il ne contribue puissamment à repandre les principes de cette science. Je m’estimerais heureux d’y être associé. En attendant si vous croyez que nos controverses puissent interesser ses membres, je vous engage à leur communiquer cette lettre.1
Agréez, Mon cher Monsieur, l’assurance de ma haute consideration et de mon très sincère dévouement
J. B. Say
Paris [19] Juillet 18212 .
David Ricardo, Esqr. à Londres
P.S. J’ai vu avec peine que plusieurs des ecrivains Anglais qui ont fait mention de mes Lettres à Malthus, outre qu’ils n’ont pas toujours rendu fidelement mon sens, ont interpreté ironiquement les eloges que je donne à l’illustre auteur de l’Essai sur la population. Comme vous le voyez quelquefois, ayez la bonté de lui dire que les temoignages de mon admiration pour son premier ouvrage3 , sont la fidele expression des sentimens que je professe et qui ne peuvent etre alterés par les discussions où nous sommes entrés sur des questions d’Economie politique. J’ai lu les principaux ecrits où l’on a attaqué sa doctrine de la population, et je serais bien aise qu’il sût qu’ils n’ont ebranlé en rien l’estime que je fais et de la doctrine, et du livre, et de son respectable auteur.
[1 ]MS in R.P.—Minor Papers, pp. 185–90. The text given in Mélanges, pp. 112–22 and Œuvres diverses, pp. 418–22 differs considerably from that of the original printed above and is probably a new version prepared by Say in 1825 with a view to publication; it contains notably several additional jibes at Ricardo’s ‘abstractions’.
[1 ]Cours complet d’Economie politique pratique, 6 vols., published in 1828–1829.
[1 ]Should be ‘3rd ed.’ Above, I, 283.
[1 ]Above, I, 286.
[1 ]Ricardo did so at the next meeting of the Club which he attended, on 4 Feb. 1822. See below, p. 172, n. 2.
[2 ]Omitted in MS, but given in Mélanges and Œuvres diverses.
[3 ]Essay on Population.

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