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Subject Area: Political Theory
Topic: The American Revolution and Constitution

(Inclosed.) C. M. TALLEYRAND TO M. PICHON. - John Adams, The Works of John Adams, vol. 8 (Letters and State Papers 1782-1799) [1853]

Edition used:

The Works of John Adams, Second President of the United States: with a Life of the Author, Notes and Illustrations, by his Grandson Charles Francis Adams (Boston: Little, Brown and Co., 1856). 10 volumes. Vol. 8.

Part of: The Works of John Adams, 10 vols.

About Liberty Fund:

Liberty Fund, Inc. is a private, educational foundation established to encourage the study of the ideal of a society of free and responsible individuals.


(Inclosed.)

C. M. TALLEYRAND TO M. PICHON.

J’ai reçu, Citoyen, votre lettre du 8 de ce mois, avec la copie des instructions données au nom du Président des États Unis à les envoyés. Je suis surpris comme vous que leur conduite et leur mémoire du 28 Nivose, ayent cadré si peu avec cette pièce. Je n’y vois que deux clauses impératives,—ne permettre aucun secours pendant la guerre—n’éxiger et ne faire aucune soumission sur les procédés reprochés de part et d’autre. Des hommes vraiment concilians eussent levés ces difficultés.

Notre intention est toujours de mettre un terme à un état de choses si contraire aux intérêts des deux pays. Vous savez que le rapprochement eut été effectué de bonne heure, si des mesures irritantes de la part des États Unis n’eussent constamment suscité des obstacles. J’ai fait le 30 Prairéal à M. Gerry des propositions qui n’avaient été suspendues que par la connoissance des étranges communications de Philadelphie. Je lui ai successivement remis des notes sur chacune des questions de détail qui doivent être résolues. Je n’ai cessé de manifester le désir d’activer la dégociation, et les doutes seules de M. Gerry sur la validité de ses pouvoirs ont entrainés des lenteurs. C’est au moment où je me flattais d’avoir fait des progrés, que le Directoire apprend de Philadelphie la publication d’un acte intitulé, “Acte tendant à protéger efficacement le commerce et les côtes des États Unis.” Cette piece que vous verrez dans les papiers publics vous expliquera la sensation qu’elle a produite. C’est ainsi que d’incidens en incidens, et toujours par le fait du gouvernement des États Unis, les deux nations s’eloignent lorsqu’il paraìt qu’elles vont se rapprocher. M. Gerry d’un autre còté n’avance rien. Il élude les discussions sur les notes que je lui remets; il persiste à retourner dans les États Unis, et laisse conjecturer qu’il n’attend aucune autorisation pour traiter définitivement. Je pense que si le gouvernement Américain a les intentions qu’il professe ostensiblement, il doit s’abstenir de toute provocation nouvelle, et envoyer un plénipotentiaire favorablement connu en France. Nous serons peut-être plutôt d’accord que les Anglais ne se l’imaginent.