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Subject Area: Political Theory
Topic: The American Revolution and Constitution

F. DE MIRANDA TO JOHN ADAMS. - John Adams, The Works of John Adams, vol. 8 (Letters and State Papers 1782-1799) [1853]

Edition used:

The Works of John Adams, Second President of the United States: with a Life of the Author, Notes and Illustrations, by his Grandson Charles Francis Adams (Boston: Little, Brown and Co., 1856). 10 volumes. Vol. 8.

Part of: The Works of John Adams, 10 vols.

About Liberty Fund:

Liberty Fund, Inc. is a private, educational foundation established to encourage the study of the ideal of a society of free and responsible individuals.


F. DE MIRANDA TO JOHN ADAMS.

Monsieur le Président,

Permettez moi de vous adresser, par triplicata, une copie de ma dépêche du 24 Mars, 1798, que M. Caro, mon compatriote, a eu l’honneur d’envoyer à votre Excellence, de Falmouth, le 10 Mai suivant. L’objet étant de la plus haute importance, et les accidens de la guerre ayant pu contrarier l’arrivée des deux premières, il m’a paru prudent de vous l’adresser de nouveau.

Depuis le départ de ma dépêche, les circonstances sont devenues plus favorables encore. Les événemens survenus et en Europe et aux États Unis rendent même la séparation des colonies Hispano-Américaines indispensable; d’autant plus qu’elles sont décidées à ne pas devenir les agens, encore moins les sujets, de la république Française. Des avis, qui me sont parvenus tout récemment, tant de la part de nos agens à Madrid que de celle des commissaires, mes compatriotes, qui sont partis pour l’Amérique du Sud, me confirment dans cette opinion; et je vois avec plaisir que l’Angleterre, sentant enfin que son salut et son bonheur futur dépendent absolument d’une alliance et d’un attachement intime avec l’Amérique, est résolue, en déposant tout esprit de jalousie et de monopole commercial, à coöpérer avec vous en faveur de cet important objet, dont le succès assurera non seulement le bonheur réciproque, mais encore la gloire immortelle, des trois parties interessées.

Mr. King, votre digne ambassadeur auprès de Sa Majesté Britannique, et qui jouit ici à tant de titres de l’estime générale, entrant dans tous les détails, vous communiquera les renseignemens qui vous seront nécessaires, tant à l’égard de l’Europe qu’ à l’égard de l’Amérique du Sud. Nos intérêts étant les mêmes, et mes commettans ayant mis toute leur confiance dans leurs compatriotes du Nord, j’ai cru ne pouvoir mieux remplir leurs désirs qu’en agissant d’accord avec lui, sans la plus légère réserve, et avec une confiance mutuelle.

Puisque votre réponse doit en quelque sorte décider du sort de l’Amérique méridionale, et combler tous les souhaits de mes compatriotes, je vous prie, Monsieur le Président, de vouloir bien me la faire parvenir le plutôt qu’il vous sera possible.1

Veuillez accepter les assurances, &c.,

F. de Miranda.

[1 ]Mr. Bristed says that this project failed, because Mr. Adams declined to give an immediate answer. See Hints on the National Bankruptcy of Great Britain, pp. 410-413. There can be no doubt that the bare suggestion of this alliance with Great Britain materially contributed to modify the policy towards France, although Mr. Adams was not then informed of the extent of the sympathy which General Miranda had succeeded in enlisting among some leading federalists. Miranda had been in the United States previous to the close of the revolution, had been inspired there with the desire of effecting the independence of South America, and had established many friendships in the army, which he continued to cherish with that view.