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Subject Area: Political Theory
Topic: The American Revolution and Constitution

M. DUMAS TO JOHN ADAMS. - John Adams, The Works of John Adams, vol. 8 (Letters and State Papers 1782-1799) [1853]

Edition used:

The Works of John Adams, Second President of the United States: with a Life of the Author, Notes and Illustrations, by his Grandson Charles Francis Adams (Boston: Little, Brown and Co., 1856). 10 volumes. Vol. 8.

Part of: The Works of John Adams, 10 vols.

About Liberty Fund:

Liberty Fund, Inc. is a private, educational foundation established to encourage the study of the ideal of a society of free and responsible individuals.


M. DUMAS TO JOHN ADAMS.

Monsieur,

L’incluse pour Philadelphie vous mettra au fait du courant ici. L’honorée vôtre du 1er Janvier est pour moi une vraie et précieuse étrenne de nouvel an. J’ai fait confidence verbale du contenu à Messieurs de Gyselaer, Van Berckel, et Visscher sous le sceau du secret, et à personne autre. Ils en ont été charmés. Du reste, ils étoient bien sûrs d’avance de vos bonnes dispositions, et de celles de messicurs vos collégues, pour cette république. Ce qui leur tient à cœur, c’est que, comme M. Brantzen écrit constamment dans ses dépêches ici, de la part de M. le Comte de Vergennes, le soin qu’il a des intérêts de la république, vous l’autorisassiez de même ministériellement à apprendre à L. H. P. que vous les avez également à cœur. Ces messieurs ici s’appliquent à cet égard le vers de l’école.

“Scire tuum nihil est, nisi te scire hoc sciat alter.”

En un mot, ils souhaiteroient que les dites dépêches rendissent ici la justice qui est due à chacun.

M. de Gyselaer a écrit à M. Brantzen pour qu’il pressât de sa part M. le Baron de Linden (ci-devant envoyé de la république en Suede) de revenir au plutôt de Paris où il est depuis quelques mois. Mais il n’a pas fait ouverture à M. Brantzen de son plan, parcequ’il ne voudroit pas que celui-ci en communiquât quelque chose prématurément à quelque relation en ce pays. M. G. vous prie donc, monsieur, d’avoir un entretien avec M. de Linden, et de lui confier de sa part, sous le secret, que son plan est de faire en sorte que M. de Linden soit nommé ministre de cette république auprès des États Unis; et que, pour cet effet, il faut qu’il revienne incessamment ici, pour battre ensemble le fer pendant qu’il est chaud. M. Van Berckel de son côté n’a rien contre ce plan.

La poste, qui va partir, ne me laisse que le moment de finir, avec mon respectueux attachement, &c.

Dumas.