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Subject Area: Political Theory
Topic: The American Revolution and Constitution

M. DUMAS TO JOHN ADAMS. ( Without Date. ) - John Adams, The Works of John Adams, vol. 7 (Letters and State Papers 1777-1782) [1852]

Edition used:

The Works of John Adams, Second President of the United States: with a Life of the Author, Notes and Illustrations, by his Grandson Charles Francis Adams (Boston: Little, Brown and Co., 1856). 10 volumes. Vol. 7.

Part of: The Works of John Adams, 10 vols.

About Liberty Fund:

Liberty Fund, Inc. is a private, educational foundation established to encourage the study of the ideal of a society of free and responsible individuals.


M. DUMAS TO JOHN ADAMS.

(Without Date.)

Monsieur,

Une petite absence de chez moi durant la plus grande partie de la journée d’hier, a retardé les incluses. J’espère que leur retard est sans conséquence. Elles sont arrivées toutes deux d’Amsterdam, et notamment le cachet de l’une dans l’état où vous la verrez. J’ai une lettre de M. Carmichael, qui me dit entre autres;

“I wish Mr. Adams all the success he can desire. You will please to inform him that I have received letters from our new secretary of foreign affairs, dated the 20th December. If he has not a copy of the resolutions of congress touching this department, I will send it to him, and will forward any letters he may choose to send viâ Cadiz. I hear that this Court negotiates a loan for five millions of florins chez vous. Please to inform me how the subscriptions fill, and at what periods the money is paid, and whether by bills of exchange or how. I think I shall know this from others; but we never can have too many sources of information.”

Notre ami ici est d’avis, qu’il faudroit que vous eussiez un entretien et explication avec M. le Bourguemaître Hooft, et autres régents d’Amsterdam, pour être assuré de la manière dont ils en agiront ici la semaine prochaine et les suivantes, s’ils insisteront franchement et presseront que votre affaire soit mise au plutôt sur le tapis, et au cas qu’oui, concerter avec eux, si une démarche de votre part, par exemple, d’aller chez M. le Greffier, lui fixer verbalement un terme, par exemple le 15 d’Avril prochain, pour avoir une réponse catégorique; passé lequel terme, vous vous verriez dans le cas d’écrire à votre souverain en conséquence, &c. Vous userez, monsieur, de cette idée, de la manière que vous jugerez vous-même la meilleure. Si ces Messieurs d’Amsterdam agréent et désirent la démarche, qui devra être communiquée comme la précédente aux villes, ils devront vous donner leur parole de la soutenir de tout leur pouvoir à l'assemblée provinciale ici, que l’on vouloit séparer, à quoi Dort, Harlem, et Amsterdam se sont opposées, par la raison de diverses choses importantes à finir avant de se séparer, et notamment le concert des opérations avec la France sur lesquelles les instructions de M. l’ambassadeur sont en chemin pour demander explication catégorique, et l’affaire de votre admission. Ce refus de se séparer a beaucoup surpris et mortifié ceux qui n’y sont pas accoutumé; il a été forcément unanime, car les trois villes susdites auroient pu prendre les résolutions qu’elles auroient voulu en l’absence des autres.

Monsieur. NA Vous aurez reçu ce soir une lettre que j’ai fait enrégistrer No. 4, par le chariot de poste, parti d’ici à une heure après Midi. Je dois ajouter de la part de notre ami ici, qu’il est nécessaire que vous vous abouchiez au plutôt avec M. Van Berckel, le pensionnaire, et M. Bicker le fils, et que tous trois vous ayiez une conférence sérieuse et décisive, dès demain s’il est possible, chez M. Van Berckel, sur l’idée que je vous ai proposée dans la susdite lettre. Notre ami écrit là-dessus ce soir à M. Bicker, et le prévient que vous le mettrez au fait, et M. Van Berckel aussi, de ce qu’il propose; car il n’écrit qu’en termes généraux à M. Bicker, pour ne pas exposer le secret au sort d’une lettre. M. Bicker est intime avec M. Hooft. Ainsi cette matière peut le mieux se traiter, comme je le dis ci-dessus, entre vous trois. Il n’y a, pour préambule, qu’à offrir et exiger une parfaite cordialité. Si vous pouviez arrêter là-dessus quelque chose de fixe avant Samedi, notre ami croit que ce seroit un coup de partie. La chose presse, parcequ’il y a toute apparence que votre admission va être incessament mise en déliberation ici. Pour cet effet, notre ami se donne des mouvements, et écrit en divers autres endroits d’une manière dont je suis parfaitement satisfait; car il m’a montré ses lettres. Ainsi, si les mesures réussissent de votre côté (je parle de votre conférence avec les deux messieurs susdits) comme j’espère qu’elles réussiront de ces côtés-ci, votre voyage de Samedi prochain ici pourra avoir des suites importantes. En attendant, je dis à tout le monde ici ce que vous m’avez autorisé de dire hautement that nothing short of a categorical answer will satisfy you.

Je n’ai pas eu le temps de signer ma lettre de ce matin. Ce m’auroit fait manquer le chariot de poste. Ce défaut de fornalité ne doit pas vous empêcher de vous y fier. Je vous la confirme, et suis prêt à la signer quand vous voudrez, ainsi que toutes celles où il s’agira de témoigner mon zèle et ma fidélité pour les intérêts de notre souverain, et le respectueux attachement avec lequel je suis pour toujours, monsieur, &c. &c.

Dumas.