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Subject Area: Political Theory
Topic: The American Revolution and Constitution

THE DUC DE LA VAUGUYON TO JOHN ADAMS. ( Translation. ) - John Adams, The Works of John Adams, vol. 7 (Letters and State Papers 1777-1782) [1852]

Edition used:

The Works of John Adams, Second President of the United States: with a Life of the Author, Notes and Illustrations, by his Grandson Charles Francis Adams (Boston: Little, Brown and Co., 1856). 10 volumes. Vol. 7.

Part of: The Works of John Adams, 10 vols.

About Liberty Fund:

Liberty Fund, Inc. is a private, educational foundation established to encourage the study of the ideal of a society of free and responsible individuals.


THE DUC DE LA VAUGUYON TO JOHN ADAMS.

(Translation.)

Sir,

You desired that on my arrival at Versailles, I should communicate to the Count de Vergennes your disposition to adopt the measure you have been advised to pursue by several well-disposed members of the States of Holland, and that I should at the same time make known to him your determination not to take that step without his approbation.

The minister directs me to inform you, that he sees no objection to the visit which you wish to make to the president of the assembly of the states-general, to the ministers of the republic, and to the deputies of the principal cities of the Province of Holland, provided that, without leaving with either of them any official writing, you limit yourself to the inquiry, whether the memorial which you transmitted to them several months since has been made the subject of deliberation by their High-Mightinesses, and what answer you may communicate to the congress of the United States of North America.

I do not know the precise time of my return to the Hague, but I see no reason to suppose that my absence will be longer than I intended.

Receive, sir, my renewed assurance, &c.

De la Vauguyon.

BARON VAN DER CAPELLEN TO JOHN ADAMS.

Votre Excellence saura de Monsieur de Neufville que j’ai l’intention de placer encore douze mille florins dans les fonds de l’Amérique. Peut-être que je serais en état d’y ajouter encore cinq mille; mais ceci n’est pas encore décidé. Je préfere l’emprunt dont votre Excellence est chargé, à celui qui se fait sous la garantie de la France et de cette république, parceque je ne prétends pas être si ridicule que mes compatriotes, qui jusqu’à cette heure n’oseroient confier leur argent à l’Amérique sans une telle caution! Aussi puis-je assurer votre Excellence que leur conduite, a tout égard, commence a me choquer. Je commence a me sentir pour eux plus que de l’indifférence. J’ai honte d’être Hollandois, et je suis faché de la peine que j’ai si souvent prise, même avec cette chaleur qui fut l’effet de mon attachement pour les deux peuples, afin de prévenir que votre Excellence ne se formât une idée, que je croyois alors trop désavantageuse, du caractère de la nation. Je vois que j’aurois plutot dû me rappeler la réponse de Statilius à Brutus. Sapientis non esse propter malos et stultos in periculum et turbas se dare. Je ne regrette point le sacrifice d’une des plus belles occasions pour faire une fortune éclatante. Je ne veux point de fortune. Mais je regrette le sacrifice de mon repos, et cela propter malos et stultos! Voilà tous ces marchands, qui jadis firent tant de bruit, et qui par leurs sérieuses requêtes pourroient forcer la faction Anglaise, du moins l’embarrasser extrêmement; voilà cette classe de citoyens laquelle scule est en possession de s’assembler pour délibérer sur leurs intérêts communs, sans que l’on ose leur en faire un crime; ne voit on pas tous ces négocians, même ceux qui sont ruinés, se taire comme s’ils avoient des cadenas à la bouche. Si un petit reste d’attachement pour un pays que je crois perdu sans ressource pourroit encore me faire souhaiter quelque événement, qui put servir en guise de remède que l’on donne à un mourant, ce seroit de voir votre Excellence demander d’un ton convenable à la grandeur de l’Amérique Unie et à l’indignité de l’acceuil que l’on a fait à son ambassadeur, une réponse catégorique au mémoire, que votre Excellence a présenté de sa part à leurs Hautes Puissances. Un tel pas, dans les circonstances actuelles, feroit éclat. Beaucoup de gens éclairés le souhaitent, et vraiment il n’est plus temps de temporiser. C’est en toujours temporisant que certaine grande ville n’a jamais fait rien qui vaille. Sa conduite, surtout durant cette guerre, me paroit très peu politique. Comme les Espagnols devant Gibraltar, elle s’épuise et perd son temps en de vains efforts contre certain gros personnage, au lieu qu’avec beaucoup moins de ces mêmes efforts elle auroit pu nous procurer une alliance avec la France et l’Amérique, mesure dont la necessité est reconnue de tout le monde, tandis qu’il y a toujours eu des gens, qui étoient bien éloignés d’approuver cet autre pas. D’ailleurs la retraite de ce certain personnage auroit été une suite nécessaire d’une telle alliance. Messieurs de la grande ville ont donc, à mon avis, tiré leur poudre aux moineaux!

Mais il sied très mal à un ex-politique de se mêler des affaires d’État. Je demande pardon d’avoir si longtemps occupé votre Excellence, et j’ai l’honneur d’être avec tout le respect possible, de votre Excellence le très humble, &c.

J. D. Van der Capellen.