Econlib

The Library

Other Sites

Front Page arrow Titles (by Subject) arrow M. DUMAS TO JOHN ADAMS. - The Works of John Adams, vol. 7 (Letters and State Papers 1777-1782)

Return to Title Page for The Works of John Adams, vol. 7 (Letters and State Papers 1777-1782)

Search this Title:

Also in the Library:

Subject Area: Political Theory
Topic: The American Revolution and Constitution

M. DUMAS TO JOHN ADAMS. - John Adams, The Works of John Adams, vol. 7 (Letters and State Papers 1777-1782) [1852]

Edition used:

The Works of John Adams, Second President of the United States: with a Life of the Author, Notes and Illustrations, by his Grandson Charles Francis Adams (Boston: Little, Brown and Co., 1856). 10 volumes. Vol. 7.

Part of: The Works of John Adams, 10 vols.

About Liberty Fund:

Liberty Fund, Inc. is a private, educational foundation established to encourage the study of the ideal of a society of free and responsible individuals.


M. DUMAS TO JOHN ADAMS.

Honored and Dear Sir,

J’ai l’honorée vôtre du 25e, dont le contenu m’a fait grand plaisir, non seulement par l’approbation que vous donnez, de vous adresser de temps en temps des lettres pour le Congrès, mais aussi par l’entretien agréable que m’ont procuré les matières intéressantes dont elle est remplie.

Il faudra attendre, que la prise des vaisseaux des Indes Anglais près du cap de Bonne Espérance, par l’escadre Française, se confirme, pour la croire.

Il est apparent que le manifeste ne paroitra ici, qu’après la réponse de Pétersbourg au courier dépêché d’ici le 29 Décembre pour donner connoissance à l’impératrice de celui du Roi d’Angleterre, et pour demander le secours de cette princesse, &c. En attendant, il n’y a pas grand mal que cette pièce n’ait pas encore paru; on ne m’en a pas dit grand bien; et l’on espère qu’on la changera en mieux.

La décision de la cour d’Hollande ne pourra avoir lieu qu’autour du milieu de Février; et l’on n’en est nullement en peine. Du reste, je pense comme vous, que toutes ces lenteurs sont mauvaises, et qu’on s’en trouvera mal.

Vos réflexions sur la conduite que tiendront les nouveaux alliés d’un côté, et l’Angleterre de l’autre, ont beaucoup plu à un membre des États Généraux, à qui je n’ai pu refuser d’en donner un extrait en Français; car il n’entend pas l’Anglais.

Je ne perdrai pas un instant de vue les deux objets dont vous me parlez, monsieur; et plût à dieu, que je pusse dès ce moment vous inviter ici. Il faut voir le tour que prendront les choses 1o. Entre cette république et l’Angleterre. 2o. Entre la même et la Russie, &c. Je crois que vous avez décidé le premier de ces points, et que l’Angleterre ne se relàchera point vis-a-vis de la république. Je pense aussi comme vous quant à l’autre; et que l’impératrice ne peut plus reculer, mais qu’elle prendra hautement le parti de la république, et par conséquent, qu’il y aura guerre entre elle et l’Angleterre. Dans ce cas là, et dès que cette guerre auroit éclatée, il conviendroit d’agir auprès de l’impératrice comme chef de l’alliance, pour faire reconnoître l’Amérique à la fois par les quatre puissances; et mon opinion est que cela ne seroit pas difficile alors, du moins de la part de l’impératrice. Mais tant qu’il y a encore quelque possibilité à raccommoder les choses, de manière que cette république reste neutre avec les trois couronnes du Nord, on ne peut rien entamer de pareil. Voyons donc arriver le nouveau courier de Pétersbourg; et selon le tour que prendront les choses, il ne me sera peut-être pas difficile de vous ménager une entrevue, en lieu tiers, qui pourra conduire plus loin.

Le second objet dépend en grande partie du premier; et la facilité à cet égard seroit infiniment plus grande, lorsqu’il existeroit un traité d’amitié, &c.

Je suis, &c. &c.

Dumas.