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Front Page Titles (by Subject) G.: (Page 523.) - The Works of John Adams, vol. 1 (Life of the Author)
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G.: (Page 523.) - John Adams, The Works of John Adams, vol. 1 (Life of the Author) [1856]Edition used:The Works of John Adams, Second President of the United States: with a Life of the Author, Notes and Illustrations, by his Grandson Charles Francis Adams (Boston: Little, Brown and Co., 1856). 10 volumes. Vol. 1.
Part of: The Works of John Adams, 10 vols.About Liberty Fund:Liberty Fund, Inc. is a private, educational foundation established to encourage the study of the ideal of a society of free and responsible individuals. Copyright information:The text is in the public domain. Fair use statement:This material is put online to further the educational goals of Liberty Fund, Inc. Unless otherwise stated in the Copyright Information section above, this material may be used freely for educational and academic purposes. It may not be used in any way for profit.
G.(Page 523.)The following convention is printed exactly from the original copy, with all the signatures attached:— Nous, D. Joseph del Pozo y Sucre, et D. Manuel Joseph de Salas, commissaires de la junta des députés des villes et provinces de l’Amérique Méridionale, réunie le huit Octobre, mille sept cent quatre-vingt-dix-sept, dans la ville de Madrid en Espagne, pour preparer par les mesures les plus efficaces, l’Indépendance des Colonies Hispano-Américaines, envoyés en France auprès de nos compatriotes Don Francisco de Miranda, Ancien Général d’armée et notre principal agent, et Don Pablo de Olavide, Ancien Assistant de Séville, tous deux également nommés commissaires par la dite junta, non seulement à l’effet de délibérer ensemble sur l’état des négociations antérieures, faites avec l’Angleterre à différentes époques en faveur de notre indépendance absolue, et principalement sur l’état de celles entamées à Londres depuis mille sept cent quatrevingt-dix, avec le Ministère Anglais, en vertu des conférences de Hollwood, lesquelles ont réunies les suffrages des Provinces qui en ont eu connaissance, mais encore de donner suite aux dites négociations, en ouvrant la voie à une stipulation solennelle, qui puisse amener ce résultat conformément à l’intérêt et à la volonté des peuples qui, opprimés par le joug Espagnol, habitent le Continent Américain du Sud: Nous D. Joseph del Pozo y Sucre, D. Manuel Joseph de Salas, et D. Francisco de Miranda, nous sommes réunis à Paris le deux Décembre, mille sept cent quatre-vingt-dix-sept, et après une vérification préalable de nos pouvoirs respectifs, avons procédé à ce qui suit. Considérant que Don Pablo de Olavide ne s’est pas rendu à l’invitation que nous lui avons envoyée à son domicile près D’Orléans; Considérant encore, qu’un laps de temps assez long s’est écoulé sans avoir reçu de réponse à cette invitation; Considérant d’ailleurs, que l’état précaire de sa santé, joint à l’existence du régime révolutionnaire en France, le mettent probablement dans l’impossibilité de prendre une part active à nos délibérations; Considérant enfin que les circonstances actuelles sont tellement pressantes qu’elles ne comportent plus le moindre délai. Nous soussignés, Commissaires, avons jugé nécessaire pour l’intérêt de notre patrie, de passer outre, et sommes solennellement convenus des articles suivants:— 1. Les Colonies Hispano-Américaines ayant unanimement résolu de proclamer leur indépendance et d’asseoir leur liberté sur des bases inébranlables, s’adresseront avec confiance à la Grande Brétagne avec l’invitation de les soutenir dans une entreprise aussi juste qu’honorable. En effet, si dans un état de paix et sans une provocation préalable, la France et l’Espagne ont favorisé et proclamé l’indépendance des Anglo-Américains, dont l’oppression, à coup sûr, n’était pas aussi honteuse que l’est celle des Colonies Espagnoles, l’Angleterre ne balancera pas à concourir à l’indépendance des Colonies de l’Amérique Méridionale, aujourd’hui quelle est engagée dans une guerre des plus violentes de la part de l’Espagne et de la France, laquelle tout en reconnaissant la souveraineté et la liberté des peuples, ne rougit pas de consacrer par l’article NA du traité d’alliance offensive et défensive avec l’Espagne, l’esclavage le plus absolu de près de quatorze millions d’habitans et de leur postérité; et cela avec un esprit d’exclusion d’autant plus odieux, qu’elle affecte de proclamer à l’égard de tous les autres peuples de la terre, le droit incontestable de se donner telle forme de gouvernement que bon leur semblerait. 2. Un traité d’alliance tel que celui que S. M. T. C. offrit aux États Unis de l’Amérique doit servir de modèle pour cimenter cette importante transaction, avec la différence cependant, qu’on y stipulera en faveur de l’Angleterre des conditions plus avantageuses, plus justes, et plus honorables encore. D’une part la Grande Brétagne s’engagerait à fournir à l’Amérique Méridionale une force maritime et une force terrestre, à l’effet de favoriser l’établissement de son indépendance sans l’exposer à de fortes convulsions politiques. De l’autre, l’Amérique s’obligerait à payer à son alliée, l’Angleterre, une somme considérable en numéraire, non seulement pour l’indemniser des dépenses qu’elie aurait faites à l’occasion des secours prêtés jusqu’à la conclusion de la guerre, mais encore pour lui servir à liquider aussi une partie considérable de sa dette nationale. Pour acquitter en quelque sorte le bienfait reçû par l’établissement de la liberté, l’Amérique Meridionale lui accorderait dans cet instant la somme de—millions de livres sterlings. 3. Les forces maritimes demandées à l’Angleterre n’excéderont pas vingt vaisseaux de ligne. A l’égard des troupes de terre, huit mille hommes d’infanterie et deux mille de cavalerie suffiraient. Dans l’alliance défensive, qu’on établirait par la suite, on y stipulerait que, des secours maritimes, des troupes de terre n’étant point nécessaires, dans cette hypothèse, l’Amérique payerait son contingent par une somme en numéraire qui représenterait l’équivalent. 4. Une alliance défensive formée entre l’Angleterre, les États Unis d’Amérique et l’Amérique Méridionale, est tellement commandée par la nature des choses, par la situation géographique de chacun des trois pays, par les produits, l’industrie, par les besoins, les mœurs, et le caractère de ces trois nations, qu’il est impossible que cette alliance ne soit pas de longue durée, surtout si on prend besoin de la consolider par l’analogie dans la forme politique des trois gouvernements; c’est à dire, par la jouissance d’une liberté civile, sagement entendue, sagement organisée; on pourrait même dire avec confiance, que c’est le seul espoir qui reste à la liberté, audacieusement outragée par les maximes détestables avouées par la République française; c’est le seul moyen encore de former une balance de pouvoir capable de contenir l’ambition destructive et dévastatrice du système français. 5. Il sera établi avec l’Angleterre un traité de Commerce conçu dans les termes les plus avantageux à la nation britannique; en écartant cependant toute idée de monopole, ce traité lui garantira, naturellement et d’une manière certaine, la consommation de la plus grande partie de ses manufactures; car il existe une population de près de quatorze millions d’habitans qui s’habillent de manufactures étrangères et qui consomment une infinité d’articles de luxe Européen. Le commerce d’Angleterre tirerait encore des avantages considérables des fruits précieux et des produits immenses de l’Amérique Méridionale, en répandant ces denrées, par le moyen de ses capitaux et de ses établissements, sur les autres parties du monde. Les bases de ce traité seraient telles que l’entrée d’aucune denrée manufacturée ne serait prohibée. 6. Le passage ou navigation de l’Isthme de Panama qui incessament doit être rendu practicable, ainsi que la navigation du lac de Nicaragua, qui sera de même et tout de suite ouverte pour la communication prompte et facile de la mer du Sud avec l’océan Atlantique, étant encore pour l’Angleterre des objets du plus haut intérêt, l’Amérique Méridionale lui garantirait pour un certain nombre d’années la navigation de l’un et de l’autre passage à des conditions qui, pour être plus favorables, ne seraient cependant point exclusives. 7. Dans les circonstances actuelles on n’établira pas de traité de commerce avec les alliés de l’Amérique Méridionale, attendu que, les droits d’importation et d’exportation devant être établis pour l’intérêt commun de tous les peuples composant les Colonies de l’Amérique Méridionale, et notamment les contrées connues sous le nom de Vice Royautés du Mexique, Santa Fé, Lima et Rio de La Plata, Provinces de Caracas, Quito, Chili, &c., il faudra, quand l’impulsion sera donnée à l’Amérique Méridionale, attendre la réunion des députés de ces différentes contrées en corps représentatif, pour pouvoir, à cet égard, prendre des arrangements définitifs et d’ensemble. Ceux qui existent maintenant continueront à subsister sur le même pied, tant à l’égard des nations, qu’à l’égard de toutes les puissances amies. 8. Les relations intimes d’association que la banque de Londres serait à même de former dans la suite avec celle de Lima et du Mexique, à l’effet de se soutenir mutuellement, ne seraient point un des moindres avantages que l’indépendance et l’alliance de l’Amérique Méridionale offriraient encore à la Grande Bretagne. Par ce moyen le crédit monétaire de l’Angleterre serait assis sur des bases inébranlables. 9. Les États Unis d’Amérique pourraient être invités à accéder à un traité d’amitié et d’alliance. On leur garantirait la possession des deux Florides, celle même de la Louisiane, le Mississipi étant à tous égards la meilleure et la plus solide barrière qu’on puisse établir entre les deux grandes nations qui occupent le continent Américain. En échange, les États Unis fourniraient à leurs dépens à l’Amérique Méridionale un corps auxiliaire de cinq mille hommes d’infanterie et de deux mille de cavalerie pendant la guerre qui aurait lieu à l’occasion de son indépendance. 10. Dans le cas où l’Amérique Méridionale serait dans la suite, et après la conclusion de la paix, attaquée par un ennemi quelconque, les États Unis par un article du traité d’alliance défensive à conclure, fournirait le même nombre de troupes de terre stipulé dans l’article précédent. L’équivalent de l’Amérique Méridionale serait représenté par une somme métallique. 11. À l’égard des îles que les Hispano-Américains possèdent dans l’archipel Américain, l’Amérique Méridionale ne doit retenir que celle de Cuba, à cause du port de la Havanne, dont la possession, en raison de sa situation sur le passage du Golfe du Mexique, est indispensable pour sa sûreté, le dit port étant, pour ainsi dire, la porte par laquelle il faut sortir de ce Golfe. À l’égard des îles de Porto Rico, de la Trinité et de la Marguerite, l’Amérique Méridionale ne trouvant dans leur possession aucun intérêt direct, pourrait coopérer à les voir occupées par ses alliés, l’Angleterre et les États Unis d’Amérique, qui en retireraient des avantages des plus considerables. 12. Le passage de l’Isthme de Panama, ainsi que celui du lac de Nicaragua, seraient également garantis pour toutes les marchandises appartenantes aux citoyens des États Unis d’Amérique, et l’exportation de tous les produits de l’Amérique Méridionale serait également encouragée sur leurs vaisseaux de transport. Les Américains du Nord devant devenir pour nous ce que les Hollandois ont long-temps été à l’égard des puissances du Nord, c’est à dire, nos caboteurs. 13. Les opérations militaires sur notre continent Américain, ainsi que les arrangemens à faire à cet égard avec l’Angleterre et les États Unis de l’Amérique à l’occasion des secours que ces puissances nous accorderaient en qualité d’alliés, pour le soutien de notre indépendance, seront confiées, pendant la durée de cette guerre à l’expérience consommée, aux talents et au patriotisme de notre compatriote et collègue D. Francisco de Miranda, né à Caracas dans la province de Venezuela; les services importans que depuis quinze ans il a rendus à la cause de l’Indépendance de notre patrie, lui donnant des titres et des droits incontestables à cette charge. Il reçevra à cet égard des instructions plus détaillées, du moment où un corps de troupes debarquera sur le Continent Hispano-Américain, ou que la milice du pays se trouvera, en tout ou en partie, réunie en armes. Nous nous bornerons pour le moment à former le désir de voir commencer les opérations militaires par l’Isthme de Panama et du coté de Santa Fé, tant à cause de l’importance du poste, qu’en raison de l’humeur des peuples disposés au premier signal à s’armer en faveur de l’indépendance de leur patrie. À cet effet il serait encore à désirer qu’une éscadre de huit ou de dix vaisseaux de ligne croisât dans la mer du Sud; autrement il serait à craindre que l’Espagne, entretenant dans ces parages des forces maritimes, ne mît obstacle à toutes nos opérations sur la mer du Sud. 14. Don Joseph del Pozo y Sucre et D. Manuel Joseph de Salas partiront sans délai et conformément à leurs instructions pour Madrid, à l’effet de se rendre auprès de la junta pour rendre compte de leur mission à Paris, et lui remettre un double du présent instrument; la junta n’attendant que le retour de ses deux Commissaires pour se dissoudre aussitôt et se rendre au différents points du Continent Américain où la présence des membres qui le composent est indispensablement nécessaire pour provoquer, lors de l’apparition des secours des alliés, une explosion combinée et générale de la part des peuples de l’Amérique Méridionale. 15. Don Francisco de Miranda et D. Pablo de Olavide sont autorisés à nommer un certain nombre d’agens civils et militaires pour les aider dans leur mission. Mais les emplois qu’ils seraient dans le cas d’accorder, ne seront que provisoires et revocables à volonté, jusqu’à l’instant de la formation du corps représentatif continental, qui seul aura le droit de confirmer ou d’annuler ces grades selon qu’il le jugera convenable. 16. D. Francisco de Miranda et D. Pablo de Olavide sont également autorisés à emprunter, au nom des Colonies Hispano-Américaines, ci-dessus nommées, les sommes d’argent qu’ils croiront nécessaires pour remplir la commission dont ils sont chargés. Ils accorderont les intérêts ordinaires dans de pareils cas, et demeurent responsables de l’emploi des dites sommes, dont ils rendront compte au gouvernement de l’Amérique Méridionale du moment où ils en seront requis. 17. D. Francisco de Miranda et D. Pablo de Olavide sont encore charges de se procurer en Angleterre dans le plus court délai les objets suivans, savoir; A. Un train complet d’artillerie de siége composé au moins de soixante pièces de fer bien conditionnées. Cent autres pièces tant d’artillerie légère de bataillons que d’artillerie de position. B. L’habillement complet pour vingt mille hommes d’infanterie et pour cinq mille hommes de cavalerie avec les accoutremens nécessaires pour les chevaux. C. Trente mille épées à la Romaine, pour l’infanterie. D. Dix mille sarises ou piques à la Macédonienne de treize pieds de long. E. Des tentes en figure conique à la Turque pour le campement de trente mille hommes. F. Cinquante bons télescopes militaires. 18. Si l’état précaire de sa santé, ou des causes non prévues mettaient D. Pablo de Olavide dans l’impossibilité de se rendre dans le délai de vingt jours à Paris, pour suivre sa mission à Londres, D. Francisco de Miranda s’y rendrait seul. Il jouirait dans cette position, de la même autorité que s’il était accompagné et aidé des conseils de son collègue. Dans le cas ou des circonstances impérieuses réclameraient l’appui d’un collègue, D. Francisco de Miranda est autorisé, s’il le juge convenable pour le bien de la commission dont il est chargé, à associer à ses importantes fonctions son compatriote D. Pedro Caro qui déjà se trouve actuellement employé par lui à Londres dans une mission de confiance, ou toute autre personne de la probité et des talents de laquelle il puisse répondre. Et vice versa, si par un effet du régime révolutionnaire en France, ou par manque de santé, D. Francisco de Miranda était empêché de se rendre à Londres, D. Pablo de Olavide aurait également le droit de suivre seul cette importante commission, et de s’associer un collègue s’il le jugeait convenable. Nous, D. Francisco de Miranda, D. Joseph del Pozo y Sucre, et D. Manuel Joseph de Salas, Commissaires de la junta des députés des villes et provinces de l’Amérique Méridionale après un mûr examen des Articles cidessus, déclarons que les dits articles doivent servir de pouvoirs et d’instructions à nos commissaires envoyés à Londres, et au besoin à Philadelphia, D. Francisco de Miranda et Don Pablo de Olavide, voulant que les présentes suppléent à tout autre instrument en forme, que la situation tyrannique sous laquelle la France gémit aujourd’hui, nous a empêché de leur transmettre; les ayant compôsés, pour la facilité des négociations, en langue française, et ayant pris une copie traduite en langue espagnole collationnée et signée par nous pour être remise à la junta à Madrid. Telles sont les seules démarches que les circonstances actuelles nous ont permis de faire, vu que notre principal agent et notre compatriote D. Francisco de Miranda est obligé de vivre dans une profonde retraite pour se soustraire à la proscription qui frappe aujourd’hui tous les citoyens distingués par leurs vertus et leurs talents; proscription qui seule est la cause des délais et des difficultés infinies que nous avons eu à vaincre. Fait à Paris le 22 Décembre, 1797. (L. S.) Josef del Pozo y Sucre. (L. S.) Manuel Josef de Salas. (L. S.) Francisco de Miranda. Duperou, Conforme à l’original, end of volume i. |

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