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Front Page Titles (by Subject) 105.: From [COUNT DE SARSFIELD] - Glasgow Edition of the Works and Correspondence Vol. 6 Correspondence of Adam Smith
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105.: From [COUNT DE SARSFIELD] - Adam Smith, Glasgow Edition of the Works and Correspondence Vol. 6 Correspondence of Adam Smith [1740]Edition used:Correspondence of Adam Smith, ed. E. C. Mossner and I. S. Ross, vol. VI of the Glasgow Edition of the Works and Correspondence of Adam Smith (Indianapolis: Liberty Fund, 1987).
Part of: The Glasgow Edition of the Works and Correspondence of Adam Smith, 7 vols.About Liberty Fund:Liberty Fund, Inc. is a private, educational foundation established to encourage the study of the ideal of a society of free and responsible individuals. Copyright information:The Glasgow Edition of the Works and Correspondence of Adam Smith and the associated volumes are published in hardcover by Oxford University Press. The six titles of the Glasgow Edition, but not the associated volumes, are being published in softcover by Liberty Fund. The online edition is published by Liberty Fund under license from Oxford University Press. ©Oxford University Press 1976. All rights reserved. No part of this material may be stored transmitted retransmitted lent or reproduced in any form or medium without the permission of Oxford University Press. Fair use statement:This material is put online to further the educational goals of Liberty Fund, Inc. Unless otherwise stated in the Copyright Information section above, this material may be used freely for educational and academic purposes. It may not be used in any way for profit.
105.From [COUNT DE SARSFIELD]1MS., GUL Gen. 1035/238; unpubl. A londres le 23 Juin 1767 J’ay recue, Monsieur, la lettre que vous m’avez fait l’honneur de m’Ecrire le 72 et qui m’a fait le plaisir qui accompagnera toujours tout ce qui me donnera une marque de la continuation de l’amitié dont vous m’avez flatté. J’espere me dedommager Du malheur que j’ay eu de ne pas vous trouver icy en allant vous troubler dans votre solitude Et faire quelque promenade avec vous sur le bord de la Mer. C’est le plus seduisant de mes projets[;] Made. d’Enville me reproche de ne l’avoir pas Encore Executé. Mais je suis retenu icy par une affaire ou La folie des hommes me donne beaucoup de tourment et d’impatience. Je vous diray ce que c’est, quand nous nous verrons. Mais dans quelque tems que ce soit Je vous prie de ne dire a personne que J’en aie eu une icy, il m’est important qu’on ne le sache jamais. Je ne vous en parlerois pas sans l’incertitude qu’elle met dans ma marche et la necessité ou je me trouve par cette raison de vous demander ce que vous ferez cet Eté. Si vous Restez constamment a Kircaldy, J’y irai quand je pourray: Si vous avez quelque projet d’en sortir, dites m’en le tems, Je tacheray de faire un effort pour aller vous voir Auparavant ou apres. Je serois desesperé d’etre venu dans cette ile sans avoir cette satisfaction. La mort de Made. la dauphine a fait tort a notre ami Tronchin.3 Je crois que Sa plus grande faute est de n’avoir pas menagé les medecins qui sont en fureur contre luy. Il faut ajouter qu’il a dit dans le commencement que la maladie de made. La dauphine ne venoit pas de la poitrine mais du foie. C’est une fantasie qu’il a que de ne pas croire aux maux de poitrine et que me surprend toujours. J’en ai vu un example dans la maladie d’une fille de made. d’Enville. Il est vray que pour made. la dauphine s’il ne dit pas des le premier moment que le foie avoit gaté les poumons, ce fut au bout de bien peu de jours, mais cela s’est oublié on n’à retenue de sa phrase que la partie la plus remarquable en ce qu’elle contredisoit l’opinion commune qui s’est trouvée la vraie. Il donna avant l’ouverture du cadavre un papier cacheté dans le quel il avoit mis sa façon de penser. Le roy a qui on le lut le lendemain dit que cetoit ce qu’il luy avoit toujours dit. Elle se rapportoit a l’ouverture du cadavre ou on trouva le foie tres sain à une petite cicatrice pres que paroissoit ancienne. Je ne scai s’il ne convenoit pas de s’etre trompé dans les premiers jours[.] On a dit qu’il avoit eté plus longtems dans l’erreur et on en donnoit pour preuve les remedes chauds qu’il a donnés constamment. Quelques gens puissans ont pris parti contre luy. Ainsy a tout prendre[,] quoyque ses partisans n’aient pas perdu de terrein, quoyqu’on voie evidemment que tout cecy n’est qu’une question de mots puisque made. la dauphine etoit sans Esperance lorsqu’on l’a apellé. Quoyque MR Le duc d’Orleans ait tenu bon Et que made. adelaide L’ait demandé une fois avec beaucoup dempressement, Il vaudroit mieux que cela ne fut jamais arrivé. Je luy ai envoyé le livre de dimsdale Sur L’inoculation4 pour qu’il connoisse cette methode et qu’il l’aprenne peu a peu car il faut s’y rendre. Mais il faut convenir que c’est une chose delicate pour luy. Vous avez oublié une chose dans la comparaison que vous avez faite des hommes des differentes nations. C’est la liberté de parler[.] Les femmes l’ont plus que nous en france. Cest ce qui fait un de leurs avantages[.] Vous avez été temoins de l’effet qu’elles ont fait dans l’affaire du pauvre Lally.5 Je viens de lire une livre dun de vos Compatriotes MR De ferguson.6 Il m’a fait grand plaisir may j’ay ete faché d’y trouver son Eloge des Lacedemoniens.7 Je ne puis reconnoitre pour une nation une institution bisarre qui ne formoit des hommes que par les memes principes qui en forment chez les moines, qui avoit besoin d’esclaves pour se soutenir et[,] en un mot[,] dont on auroit ete fort malheureux d’etre voisin. J’aurois voulu qu’un aussi grand philosophe[,] en nous citant cet Exemple puisqu’il n’en trouvoit pas de meilleur pour montrer jusqu’ou on pouvoit porter l’amour de la patrie, nous eut averti qu’il étoit imparfait[;] 1° parce que l’institution En elle meme n’est pas bonne[;] elle privoit les hommes de l’employ De la plus grande partie de leurs talens. 2° parce que pour se former et etre durable elle avoit besoin d’un concours de circonstances qu’il n’est pas vraisemblable qu’on voie jamais reunie. Je trouve aussi qu’il n’a pas assez rendu justice a nos peres. Il est vray qu’il convient que les grecs doivent une grande partie de leur lustre a leurs historiens. Mais il luy eut eté facile de faire voir que nos peres ont beaucoup a se plaindre des leurs. Je trouve encore qu’il ne rend pas assez de justice a la noblesse de leur caractere qui a si remarquablement affoibli les horreurs de la Guerre chez nous. Les grecs la faisoient avec toutes les passions de l’homme qui se livre a luy meme. La Generosité de nos peres ne vient pas seulement comme de dit M ferguson de l’autorité des femmes sur eux ni de leurs livres de chevalerie.8 Ils faisoient taire leurs femmes quand il s’agissoit de Guerre. Vous n’avez qu’a lire la vie de bertrand du Guesclin.9 Il ne faut pour expliquer cette difference d’Eux aux grecs que dire que Ceux cy agissoient toujours en Societé ils n’etoient rien quen societé. Un chevalier seul se croyoit quelque chose et en consequence tout ce qui pouvoit l’honorer etait precieux. Quelques generaux se sont appliqué a la tete de leurs armées les memes principes[.] Ils avoient tort. Vos [?capitaines] anglois surent tres bien Se conduire avec finesse pendant que le brave roy jean ne savoit aller que tout droit devant luy.10 Nous ne voyons pas que leur reputation ait eté attaquée dans ce tems là. En un mot a force d’etudier les peuples qui habitoient des villes MR ferguson me paroit avoir un peu oublié les habitans des Campagnes. Je ne croiray jamais qu’un gouvernement d’ou celuy d’angleterre est derivé ne merite pas beaucoup d’attention Et n’ait pas droit a quelques eloges. En voilá bien long monsieur mais vous connoissez le plaisir que jay a m’entretenir avec vous. On dit rousseau a St Denis[;] on dit qu’il est fort feté. J’ay peine a croire que le parlement l’y laisse longtems. Je ne scai rien directement de paris. Ce sont des gens de paris cy qui me l’ont dit[.] Adieu Monsieur je finirai sans ceremonie [ ]11 [1 ]The signature is torn off but the handwriting resembles that of Letter 126 signed by Sarsfield. [2 ]Not traced. [3 ]Dr. Theodore Tronchin. [4 ]Thomas, Baron Dimsdale, M.D. (1712–1800) published his book The Present Method of Inoculating for the Small–Pox in 1767. [5 ]Count Lally, scapegoat in 1766 for France’s loss of her Indian Empire to Britain. [6 ]Adam Ferguson, An Essay on the History of Civil Society (1767). [7 ]Ibid. Pt. III. vi, ‘Of Civil Liberty’. [8 ]Ibid. Pt. IV. iv, ‘Manners of Polished and Commercial Nations’. [9 ]Bertrand Du Guesclin (d. 1380), Constable of France under Charles V; freed France from the English. [10 ]From friendship to France, the purblind King John of Bohemia met his death by recklessly charging into the ranks of the English at Crécy (1346). [11 ]Signature torn off. |

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