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Front Page arrow Titles (by Subject) arrow GALLATIN TO COUNT ROMANZOFF. - The Writings of Albert Gallatin, vol. 1

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Subject Area: Economics
Subject Area: Political Theory

GALLATIN TO COUNT ROMANZOFF. - Albert Gallatin, The Writings of Albert Gallatin, vol. 1 [1879]

Edition used:

The Writings of Albert Gallatin, ed. Henry Adams (Philadelphia: J.B. Lippincott, 1879). 3 vols.

Part of: The Writings of Albert Gallatin, 3 vols.

About Liberty Fund:

Liberty Fund, Inc. is a private, educational foundation established to encourage the study of the ideal of a society of free and responsible individuals.


GALLATIN TO COUNT ROMANZOFF.

Monsieur le Comte,

Je ne puis pas quitter St. Pétersbourg sans vous remercier encore une fois, non plus comme ministre mais comme simple particulier, des civilités dont vous m’avez comblé, et surtout de l’amitié que vous avez témoignée pour l’Amérique.

La confiance que vous m’avez inspirée m’enhardit à vous dire avec candeur que c’est avec un très-grand regret que je vois que nous partons, non seulement sans avoir réussi, mais même sans avoir reçu une réponse positive de S. M. I. sur la détermination de l’Angleterre au sujet de la médiation. Je ne vous répéterai point ce que je vous ai déjà dit, et que je n’aurais jamais dit si je ne l’avais pas senti, sur la parfaite confiance que nous avons pour l’Empereur Alexandre, dont les talents et surtout les vertus forment une phénomène historique. Mais je ne saurais vous cacher que la manque de réponse à la mission extraordinaire des États-Unis peut produire en Amérique un effet défavorable et faire retomber sur le gouvernement de la Russie le blâme qui n’appartient qu’à l’Angleterre. Mais ce qu’il y a de plus fâcheux, c’est que tant que l’on reste dans cette incertitude à cet égard, aucunes mesures ne peuvent être prises pour des négociations directes, en sorte que la paix entre les États-Unis et l’Angleterre aura peut-être été reculée par l’offre de la médiation de la Russie, et un effet produit totalement contraire aux intentions bienfaisantes de S. M. I. L’importance d’une réponse serait encore plus grande si, comme on nous l’avait fait entendre, l’offre d’une négociation directe était renfermée dans le refus de l’Angleterre de traiter sous une médiation.

Si ces considérations frappent votre Excellence, j’oserais vous prier de faire un dernier effort pour qu’une réponse du quartier-général pût nous atteindre avant que nous quittions le continent. Nous serons au moins six semaines à nous rendre à Amsterdam, où je compte aller par Berlin, Leipsick, Gotha et Cassel; et dans les circonstances actuelles ce serait faire à ce que je crois un bien à l’Amérique et même à l’Angleterre de nous faire parvenir une réponse officielle de S. M. I. à l’une de ces places.

Acceptez, M. le Comte, l’assurance réitérée de ma considération la plus distinguée et permettez-moi dans cette dernière note de m’appeler votre dévoué et affectionné serviteur.

M. Harris qui vous remettra cette lettre et qui part dans dix jours, recevra toutes les communications que vous voudrez bien lui faire.1

[1 ]This appears to be the note alluded to in J. Q. Adams’s Memoirs, ii. pp. 569-573; 1st Feb., 1814; but it hardly warrants Count Romanzoff’s remark that it requested “him to write to them [Gallatin and Bayard] whatever might occur after their departure in reference to the mission,” p. 569. The account given of it by Mr. Harris, p. 573, is more accurate; but in fact this note contains no request for any communication from Count Romanzoff beyond the official answer of the Emperor in regard to the mediation.