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APPENDIX.: THE GALLATIN GENEALOGY. Extrait du Regître des affaires des particuliers de la République de Genève - Albert Gallatin, The Writings of Albert Gallatin, vol. 3 [1879]

Edition used:

The Writings of Albert Gallatin, ed. Henry Adams (Philadelphia: J.B. Lippincott, 1879). 3 vols.

Part of: The Writings of Albert Gallatin, 3 vols.

About Liberty Fund:

Liberty Fund, Inc. is a private, educational foundation established to encourage the study of the ideal of a society of free and responsible individuals.


APPENDIX.

THE GALLATIN GENEALOGY.

Extrait du Regître des affaires des particuliers de la République de Genève

Filiation des branches existantes de la Famille Gallatin depuis que cette Famille est établie à Genève.

PREMIÈRE BRANCHE.

1. Noble Jean Gallatin De Granges possédait des fiefs en Michaille riere Ardonne, Granges, Musinnens et Arlaud qui sont des villages dans la Michaille, appert des reconnaissances emphithéotiques passées en 1502 et 1503 en faveur de Jean Gallatin et de ses frères fils du dit, lesquels sont qualifiés de Nobles, Vénérables et Egrèges Hommes Seigneurs dans les dites reconnaissances reçues, Berterius de Saint Martin Notaire. Vid. A, No. 1.

2. Jean Gallatin, fils du dit, reçu Bourgeois de Genève en 1510, appert de ses lettres de Bourgeoisie, A, No. 2. Ce Jean Gallatin était Secrétaire du Duc de Savoye, Vicomte Palatin et Protonotaire Apostolique appert des pièces A, No. 3. Il avait épousé Pernette d’Entremonts, appert du contract de mariage passé à Thone le 26 avril, 1507, devant Egrège Guillaume Megex, notaire public, dans lequel on lit: “inter nobilem et egregium virum Joannem Gallatin Ducale Secretarium . . . ex una et nobilem Peronetam filiam Guillielmi de intermontibus.” Vid. A, No. 4.

3. Pierre Gallatin, fils du dit Jean, appert d’une reconnaissance par lui passée devant François Voirrier, notaire et commissaire, le 26 octobre, 1557, laquelle porte que la pièce reconnue a été acquise avant les guerres par Noble Jean Gallatin, père du dit Noble Pierre reconnaissant. Vid. cahier cotté x, No. 5. Le dit Pierre avait épousé Noble Jeanne Jordan appert d’un acte d’échange entre la dite dame et Noble Claude Gallatin dans laquelle elle agit comme tutrice de Claude et Marin Gallatin, ses enfans. François Panissot, Notaire. Vid. cahier x, No. 6.

4. Claude Gallatin, fils du dit Pierre et de la dite Jeanne Jordan, appert l’article ci-dessus, marié avec Jeanne De Roches, le 17 janvier, 1563, appert l’acte de célébration de leur mariage, cotté A, No. 7. Le dit Claude Gallatin était Secrétaire d’Etat de la République et il a été Seigneur Syndic.

5. Abraham Gallatin, fils du dit Claude et de la dite Jeanne De Roches, appert son extrait batistaire du 23 février, 1567. Vid. la pièce cottée N. Il épousa Dlle. Sara Villot, appert du contract de mariage, De Monthoux, notaire, le 25 avril, 1590. Vid. cahier x, No. 8. Il fut élu Seigneur Syndic en 1617.

6. Isaac Gallatin, fils du dit Abraham et de la dite Sara, sa femme, appert son extrait batistaire. Vid. la pièce cottée N. Comme encore appert du testament du dit Noble Abraham Gallatin, Seigneur Syndic, son père, fils de Noble Claude Gallatin, jadis aussi Seigneur Syndic, dans lequel testament le dit Isaac est institué héritier avec Pierre et Jérémie ses frères. Vid. cahier x, No. 9. Il épousa Madelaine Durant, comme appert de son contract de mariage, Et. De Monthoux, notaire, le 6 octobre, 1617. Il y est qualifié [fils] de feu Noble et honoré Seigneur Abraham Gallatin naguères décédé en charge de Seigneur Syndic, et où il est dit agir par l’avis de Noble Claude Gallatin son aïeul. Le dit Isaac fut neuf fois Seigneur Syndic, dont cinq fois premier. Il eut l’honneur d’être député par la République au Roy Louis XIII à Lyon en 1641 et au Roy Louis XIV à Dijon en 1650. Le contract de mariage du dit Isaac est au cahier x, No. 10.

7. Ezéchiel Gallatin, fils du dit Isaac et de la dite Madelaine Durant, appert son extrait batistaire du 23 septembre, 1630. Vid. la pièce No. N. Il épousa Françoise Sarrasin comme appert du contract de mariage, Pierre Gautier, notaire, le 3 aoust, 1659, où il est qualifié fils de Noble et honoré Seigneur Isaac Gallatin, Ancien Seigneur Premier Syndic. Vid. cahier x, No. 11. Il fut Seigneur Syndic en 1677.

8. Barthélemy Gallatin, fils du dit Ezéchiel et de la dite Françoise Sarrasin, appert son extrait batistaire du 14 aoust, 1662. Vid. la pièce No. N. Il épousa Dlle. Sara Dupan, appert de l’acte de célébration de mariage du 18 novembre, 1684. Vid. la pièce cottée O. Il fut fait Seigneur Syndic en 1723.

9. Ezéchiel Gallatin, fils du dit Barthélemy et de la dite Sara Dupan, appert son extrait batistaire cotté N. Il épousa Marie Sarrasin, appert l’acte de célébration de son mariage. Vid. la pièce cottée O. Il fut Professeur en Philosophie et Recteur de l’Académie. Il a eu pour fils Barthélemy Gallatin, appert l’extrait batistaire du dit à la pièce N, lequel est actuellement Colonel Commandant la seconde compagnie des Grenadiers à Cheval de S. M. le Roy d’Angleterre.

9. André Gallatin, frère du dit Ezéchiel, fils du dit Barthélemy et de la dite Sara Dupan, appert son extrait batistaire a la pièce N. Il a épousé Dlle. Françoise Sabonnadière. Vid. son contract de mariage reçu Fornet Notaire le 8 septembre, 1733, No. 12. Il est Seigneur Ancien Premier Syndic de la République. Il a pour frère Jaques Gallatin qui a été Capitaine Lieutenant dans le Régiment Suisse de la Cour au Chantre au service de France, mis dans le Conseil des Deux Cents en 1734.

10. Paul Michel Gallatin, fils du dit André et de la dite Françoise Sabonnadière, appert son extrait batistaire. Vid. la pièce cottée N.

8. Pierre Gallatin, fils du dit Ezéchiel et de la dite Françoise Sarrasin, appert son extrait batistaire à la pièce N. Mis au Conseil des Deux Cents en 1693. Auditeur en 1705. Marié à Eve Dupan, appert de l’acte de célébration de mariage. Vid. la pièce No. O.

9. Paul Gallatin, fils du dit Pierre et de la dite Eve Dupan, appert son extrait batistaire, vid. la pièce N. Il a épousé Marie Colladon, appert son contract de mariage, reçu par Duby, notaire, vid. No. 12. Il est actuellement Pasteur de l’Eglise de Genève et Principal de l’Académie.

10. Jean Louis et Jules Alexandre Gallatin, tous les deux fils du dit Paul et de la dite Marie Colladon, appert de leurs extraits batistaires à la pièce N.

SECONDE BRANCHE.

4. Marin Gallatin, fils de Pierre Gallatin et de Jeanne Jordan, appert d’un acte d’échange cité ci-dessus, voyez No. 6. Il épousa Elisabeth, fille de feu Noble Jean de la Maisonneuve, appert de son contract de mariage, reçu Blondel, notaire, le 18 avril, 1569. Il est encore prouvé que le dit Marin Gallatin était frère de Claude Gallatin, Secrétaire d’Etat, par acte reçu Dubuisson notaire, vidimé par Bon et scellé du sceau de la République, vid. No. 13. Il a été Auditeur du droit et sommaire Justice de la République. Il a eu pour fils premièrement Louis Gallatin, appert son extrait batistaire No. N. Lequel Louis fut tué en 1602 à l’Escalade où il s’était très-distingué comme il est dit dans l’inscription sur pierre au Temple de Saint-Gervais.

5. Aimé Gallatin, fils du dit Marin Gallatin et de la dite Elisabeth de la Maisonneuve, appert son extrait batistaire à la pièce N. Il épousa Madelaine Humbert, appert de l’acte de célébration de son mariage, No. 32. Il est bien constaté que c’est bien le même Aimé Gallatin, fils de Marin, qui épousa Madelaine Humbert, premièrement par un contract de mariage en secondes noces avec Françoise Lullin, No. 17, où il est dit Auditeur et fils de Marin; et 2° par les contracts de mariages de ses fils où ils sont dit fils de Noble Aimé, Conseiller d’Etat, et de Madelaine Humbert; or il est certifié par les Regîtres publics que le dit Aimé Gallatin, Conseiller, est le même qui était Auditeur en 1631, et qui fut fait Conseiller en 1637.

6. Aimé Gallatin, fils du dit Aimé Gallatin, et de la dite Madelaine Humbert, appert son extrait batistaire. Vid. la pièce N. Il épousa Dlle. Elisabeth Bordier, appert son contract de mariage, reçu Pierre Gautier notaire, le 30 mars, 1637. Il fut fait Conseiller du Conseil des Deux Cents en 1638. Son frère aîné Abraham fut Seigneur Syndic en 1653 et 1657.

7. Pierre Gallatin, fils du dit Aimé Gallatin et de la dite Dlle. Elisabeth Bordier, appert son extrait batistaire, vid. la pièce N, appert aussi d’un acte de cession, recu Deharsu notaire, le 26 aoust, 1680. Vid. No. 14. Il épousa Dlle. Jeanne Alleon, appert l’acte de célébration de son mariage, vid. pièce O, appert encore de son testament, reçu Grosjean notaire le 11 janvier, 1686. Vid. cahier x, No. 15.

8. Jaques Gallatin, fils du dit Pierre Gallatin et de la dite Jeanne Alleon, appert son extrait batistaire, vid. la pièce N, appert aussi du testament du dit Pierre Gallatin son père cité ci-dessus. Vid. cahier x, No. 15. Il épousa Dlle. Susanne fille de feu Noble Philippe De Choudens De Grema, appert son contract de mariage, reçu Pasteur notaire le 19 mars, 1722, vid. No. 16.

9. Abraham Gallatin, fils du dit Jaques Gallatin et de la dite Susanne De Choudens, appert son extrait batistaire, vid. la pièce N. Il épousa Dlle. Anne Pictet, appert son contract de mariage, reçu Flournois notaire le 23 février, 1757. Vid. No. 17. Il a été élu au Conseil des Deux Cents en 1758.

10. Gaspard Gabriel et Abraham Gallatin, tous deux fils du dit Abraham Gallatin et de la dite Dlle. Anne Pictet, appert leurs extraits batistaires. Vid. la pièce N.

9. Pierre Gallatin, fils du dit Jaques Gallatin et de la dite Dlle. Susanne De Choudens De Grema, appert son extrait batistaire, vid. pièce N. Il épousa Dlle. Camille Pictet, fille de Noble Jean Louis Pictet, Seigneur Syndic, appert son contract de mariage reçu Delorme notaire le 21 décembre, 1737. Vid. No. 18. La dite Dlle. Camille Pictet était fille de Catherine Gallatin, sœur de François Gallatin qui fut tué au siège d’Ostende, Capitaine de Grenadiers au Régiment Suisse de la Cour au Chantre, et fille de Abraham Gallatin que l’Empereur Joseph reconnut être d’ancienne Noblesse et extraction par lettres patentes de 1707. Vid. No. 19.

10. Jean Louis Gallatin, fils du dit Pierre Gallatin et de la dite Camille Pictet, appert son extrait batistaire, vid. pièce N. Il est actuellement premier lieutenant dans le régiment des Gardes Suisses au service de Sa Majesté Très-Chrétienne. Il a épousé Dlle. Susanne Elisabeth Sellon, fille de Mr. Jean François Sellon, ci-devant Ministre de la République auprès de S. M., appert son contract de mariage reçu Flournois notaire le 18 octobre, 1766. Jaques Gallatin, son frère, a été tué à l’affaire de Warbourg, où il était Sous-Lieutenant de la Compagnie De Gallatin au Régiment Suisse De Plantaz. Le dit Jean Louis Gallatin a encore un frère appellé Pierre, appert son extrait batistaire, vid. la pièce N.

TROISIÈME BRANCHE.

6. Louis Gallatin, fils du dit Aimé Gallatin, premier du nom, et de la dite Madelaine Humbert, appert son extrait batistaire, vid. la pièce N. Il épousa Dlle. Victoria Carcassola, appert de son contract de mariage, reçu Pinault notaire le 5 aoust, 1638, No. 20. Il fut élu Conseiller au Conseil des Deux Cents en 1640.

7. Jean Gallatin, fils du dit Louis Gallatin et de la dite Dlle. Victoria Carcassola, appert de son extrait batistaire, vid. la pièce N. Il avait épousé Dlle. Françoise Gallatin, appert du contract de mariage et de l’extrait batistaire de son fils Jean ci-après cités, et il est justifié que Jean Gallatin qui dans le dit contract de mariage est dit avoir épousé Françoise Gallatin est le même dont il s’agit ici, soit par transaction reçue Lenieps notaire le 1 may, 1672; soit par le testament de Jean Carcassola, son grand-père, reçu Pinault notaire le 24 8bre, 1659. Vid. les dits testament et transaction, No. 21 et 22.

8. Jean Gallatin, fils du dit Jean Gallatin et de la dite Dlle. Françoise Gallatin, appert son extrait batistaire, vid. pièce N. Il avait épousé Dlle. Barbe Gervaix, appert son contract de mariage cité ci-dessus, reçu Beddevole notaire le 4 avril, 1705. Il fut élu Conseiller au Conseil des Deux Cents en 1721.

9. Abraham Gallatin, fils du dit Jean Gallatin et de la dite Dlle. Barbe Gervaix, appert son extrait batistaire, vid. la pièce N. Il a épousé Dlle. Louise Susanne Vaudenet, appert de l’acte de la célébration de son mariage du 7 avril, 1732. Vid. la pièce O. Il fut élu Conseiller au Conseil des Deux Cents en 1738. Il a été élu Auditeur en 1742, et il est actuellement Trésorier de la Chambre des Bleds.

10. Jean Gallatin, fils du dit Abraham Gallatin et de la dite Dlle. Louise Susanne Vaudenet, appert son extrait batistaire. Vid. la pièce N. Il épousa Dlle. Sophie Albertine Rolaz, appert son contract de mariage reçu Magnin notaire à Rolle le 16 janvier, 1755. No. 24.

11. Abraham Albert Alphonse Gallatin, fils du dit Jean Gallatin et de la dite Dlle. Sophie Albertine Rolaz, appert son extrait batistaire. Vid. pièce N.

QUATRIÈME BRANCHE.

6. Jean Gallatin, fils du dit Aimé Gallatin, premier du nom, et de la dite Madelaine Humbert, appert de son extrait batistaire, vid. la pièce N. Il épousa Dlle. Gabrielle Chouët, appert son contract de mariage, reçu Jouvenon notaire le 1 9bre, 1647, vid. No. 25 au cahier x; a été élu Conseiller au Conseil des Deux Cents en 1649.

7. Abraham Gallatin, fils du dit Jean Gallatin et de la dite Dlle. Gabrielle Chouët, appert son extrait batistaire, vid. la pièce N. Il épousa Dlle. Camille Fatio, appert des conventions matrimoniales du 5 février, 1685. Vid. cahier x, No. 26; mis en Conseil des Deux Cents en 1684. C’est celui que l’Empereur Joseph reconnut de famille et extraction Noble par les lettres patentes citées ci-dessus, à l’article Pierre Gallatin.

8. André Gallatin, fils du dit Abraham Gallatin et de la dite Camille Fatio, appert son extrait batistaire. Vid. la pièce N. Il épousa Dlle. Anne Sarrasin, appert de son contract de mariage, reçu Joly notaire le 6 avril, 1705. No. 27. Il a été fait Seigneur Syndic en 1737.

9. Jean Gallatin, fils du dit André Gallatin et de la dite Dlle. Anne Sarrasin, appert son extrait batistaire, vid. la pièce N; est entré au Conseil des Deux Cents en 1746.

9. Abraham Gallatin, fils du dit André Gallatin et de la dite Dlle. Anne Sarrasin, appert son extrait batistaire, vid. pièce N. Il épousa Dlle. Marie Saladin, appert son contract de mariage, reçu Delorme notaire le 12 9bre, 1751. No. 28; mis en Deux Cents, 1752. Capitaine dans le Régiment Suisse de Baltazard, actuellement Jenner au service de S. M. T. C.

10. Gabriel Gallatin, fils du dit Abraham et de la dite Dlle. Marie Saladin, appert son extrait batistaire. Vid. la pièce O.

8. Jaques Gallatin, fils du dit Abraham Gallatin et de la dite Dlle. Camille Fatio, appert son extrait batistaire, vid. la pièce N. Il a été fait Conseiller d’Etat en 1750. Il a fait héritier la Bourse de la famille Gallatin qui avait été fondée par François Gallatin son oncle, à l’imitation de plusieurs fondations semblables qui ont été faites à Berne sous les mêmes conditions.

8. François Gallatin, fils du dit Abraham Gallatin et de la dite Dlle. Camille Fatio, appert son extrait batistaire, vid. la pièce N. Il a épousé Dlle. Elisabeth Bégon, appert son contract de mariage, reçu Fornet notaire le 15 février, 1732. No. 29. C’est celui qui a été tué au siège d’Ostende à l’attaque du chemin couvert, étant Capitaine de Grénadiers au Régiment de la Cour au Chantre, actuellement Jenner.

9. Jean Gallatin, fils du dit François Gallatin et de la dite Dlle. Elisabeth Bégon, appert son extrait batistaire, vid. la pièce N. Il a été élu Conseiller au Conseil des Deux Cents en 1764. Il est actuellement Capitaine au Régiment Suisse de Jenner.

N.B.

6. Pierre Gallatin, fils de Abraham Gallatin et de Dlle. Sara Villot, appert son extrait batistaire, vid. la pièce N. Il épousa Dlle. Catherine De Relinghen, appert du contract de mariage reçu Pinault notaire le 27 aoust, 1635. Vid. cahier x, No. 30.

7. Jean Antoine Gallatin, fils du dit Pierre Gallatin et de la dite Dlle. Catherine De Relinghen, appert d’acte de donation entre vifs passé par Dlle. Anne Catherine De Relinghen, veuve de Noble Pierre Gallatin, Ancien Procureur-Général de cette République, en faveur des Nobles Odet, Ferdinand et Jean Antoine Gallatin, ses fils. Le dit acte reçu Grosjean notaire le 24 7bre, 1664.

Nous Syndics et Conseil de la Ville et République de Genève certifions que la famille Gallatin nous aurait présenté Requête aux fins de commettre un des Seigneurs Secrétaires d’État pour collationner aux originaux les titres énoncés dans la Généalogie de la dite famille, et en expédier un certificat authentique de vérité, et qu’il nous plût y joindre une attestation sur le rang honorable que la dite famille a toujours tenu dans Genève. A laquelle Requête favorablement inclinants et ouï le rapport de Noble Lullin, Seigneur Conseiller et Secrétaire d’Etat nommé commissaire, nommé par Décret du 3 février, 1770, pour les fins requises, certifions que les titres énoncés dans la Généalogie de la famille Gallatin sont conformes aux originaux, et de plus que la dite famille a toujours tenu dans notre Ville un rang honorable et distingué, et que plusieurs des membres qui l’ont composé et la composent ont été revêtus des premiers emplois de l’Etat et en ont bien mérité. En foi de quoi nous avons expédié le présent certificat pour servir où besoin sera, sous notre sceau et seing de notre Secrétaire à Genève ce 6 avril, 1770.

Par mes dits Seigneurs Syndics et Conseil.

[l.s.]

Signé Lullin.

Extrait du Regître des affaires des particuliers de la République de Genève:

Du 17 novembre, 1786.

Nous Conseiller d’État soussigné, commis par arrêt de Nos Magnifiques et très-Honorés Seigneurs Syndics et Conseil de la Ville et République de Genève mis sur la requête à eux présentée par le Sieur Jean Louis Comte de Gallatin, Citoyen, en son nom et celui de sa famille, aux fins d’obtenir après due vérification des titres que la famille Gallatin et tous les individus qui la composent soyent qualifiés dans tous les actes publics du nom de De Gallatin qui est leur véritable nom. Le dit arrêt en date du 2 février, 1786, renvoyant le suppliant par-devant nous pour l’ouir plus particulièrement et rapporter:

Certifions que le dit Sieur Comte de Gallatin s’étant présenté par-devant nous, nous a exhibé les actes suivants, savoir:

1°. Un acte de quittance fait par Halasie Abbesse de Belle Combe à Noble Homme Messire Jean De Marcilliaco Chevalier de la somme de quinze livres viennoises léguées au dit Couvent de Belle Combe par feu Messire Faulcherius Gallatini Chevalier (miles) pour célébrer un anniversaire de quinze sols viennois le jour de son décès; du mois de juillet, 1258; scellé du sceau de la dite Abbesse. Original écrit en Latin sur parchemin scellé sur double queue de même du dit sceau (le sceau perdu).

Nos Halasia abbatissa de Bella Comba notum facimus universis presentes litteras inspecturis quod nos habuimus et recepimus ad opus conventus nostri a nobili viro Domino Johanne de Marcilliaco milite quindecim libras viennenses quas dictas quindecim libras viennenses Dominus Fulcherius Gallatini miles defunctus pro anima sua legavit conventui nostro de Bella Comba pro quodam anniversario quindecim solidos viennenses dicto conventui die obitus sui annualim faciendo quod anniversarium quindecim solidorum viennensium debitale assignamus et ascedimus de voluntate et consensu conventus nostri in manso quod vulgariter appellatur deuz Cayre. Remunerantes in hoc facto ex certa scientia exceptioni non numeratæ et non receptæ pecuniæ doli mali et metus causa epistolæ divi Adriani et legum de tempore quadrimestri et omni auxilio juris canonici et civilis.

In cujus rei testimonium presentibus litteris sigillum nostrum duximus apponendum et dicto Domino Johanni tradidimus ad majoris vinculum firmitatis. Datum anno domini millesimo ducentissimo quinquagesimo octavo mense Julii.

2°. Une transaction passée le 2 des nones de décembre, 1319, entre Magnifique Prince et Puissant Seigneur Guillaume Comte de Genevois et Humbert de Chastillon, Chevalier, Seigneur du dit lieu: dans laquelle sont mentionnés comme témoins le Seigneur Guillaume Gallatini, Chevalier, et Humbert Gallatini, son fils, Damoiseau (Domino Gallatini milite et Humberto Gallatini ejus filio Domicello). Original écrit en Latin sur parchemin auquel pend le sceau du Comte de Genevois.

Anno ab incarnatione Domini millesimo trecentesimo decimo nono, secunda nona Decembris per hoc presens publicum instrumentum cunctis appareat evidenter quod esset mota quæstio et dissentionis materia inter magnificum principem et potentem dominum Guillelmum comitem gebennensem ex parte una et Humbertum de Castellione militem dominum dicti loci ex altera super eo quod dictus dominus de Castellione dicebat et asserebat se et predecessores suos habere et antiquitus habuisse omnimodum usagium ad ardendum ad ædificandum ad pasturam animalium et ad omnia sibi necessaria in foresta de asseria ex concessione et dono antecessorum dicti domini comitis: præfato domino comite in contrarium asserente et dicente quod prædicta foresta sibi ac predecessoribus suis integrum spectaverit et pertinuerit spectatque et pertinet de jure et de consuetudine: Tandem post multas altercationes habitas hinc inde dictæ partes nomine suo et heredum suorum et successorum inter ipsas transigendo ad pacem et concordiam in hunc modum qui sequitur devenerunt. Videlicet quod præfatus dominus de Castellione habeat et habere debeat omnimodum usagium ad ardendum ad ædificandum ad pasturam animalium et ad omnia sibi necessaria in parte prædictæ forestæ prout sequuntur limitationes istæ: videlicet a parte de Chalung a rivo de Ciers recte tendendo per nantum de canali dictum daptem superius tendendo per dictum nantum usque ad quem terminum lapideum [surdum cruce signatum] positum in summitate dicti nanti et a dicto termino in summitate dicti nanti tendendo versus quemdam terminum positum juxta Orlas de Anteret a parte de Lornay et ab hinc recte tendendo versus quemdam terminum positum in summitate terrarum domini Guillelmi Gallatin militis et ab hinc recte tendendo versus quemdam terminum qui dividit superius montem terras Aymonis de Lornay domicelli et illorum de Anteret recte tendendo versus nantum domini de Chatagni et a monte de Chatagni usque ad Ciers et a quodam termino posito juxta quemdam lapidem surdum juxta fontem domini Crat et a dicto termino posito versus quoddam saxum et ab hinc recte tendendo versus quemdam terminum lapideum positum juxta nantum domini de Barbollion vel de Ernes et ab hinc recte tendendo versus quemdam nantum prout dividit dictos nantos insuperius montem dictum Chacellare et a monte dicto de Ventagny usque ad Ciers.

Quamquidem transactionem et concordiam dictæ partes nomine suo et successorum suorum omolgare expresse ratificare confirmare approbare promiserunt: videlicet dominus comes per juramentum suum tactis evangeliis sacrosanctis et sub obligatione et hypotheca bonorum suorum præmissa omnia in omnibus suis articulis rata grata et firma tenere et inviolabiliter observare et in contrarium non venire per se vel per alium in solidum vel in parte sed in contrarium venire volentibus si quod absit contradicere in judicio et extra de jure et de facto suis propriis sumptibus et expensis se opponere legitimum defensorem: Et vice versa dictus de Castellione per juramentum suum tactis evangeliis sacrosanctis et sub obligatione bonorum suorum universa et singula suprascripta rata grata habere tenere et inviolabiliter observare et contra prædicta seu aliquod de prædictis per se sive per alium in toto et in parte in posterum non venire nec alicui contravenienti in aliquo consentire. Præfatusque dominus comes tenore præsentium mandat et precipit castellanis suis judicibus ballivis procuratoribus et aliis officiariis suis et familiaribus tam præsentibus atque futuris quemcunque de præmissis et eorum cujuslibet prout superius est expressum dictum Humbertum heredes et successores suos uti ibidem omni impedimento cessante nec eum in præmissis impediant vel perturbent sed eum in prædicto usagio ab omnibus et contra omnes manuteneant et defendant. Remunerantes dictæ partes per eorum juramenta ut supra in hoc facto prout cuilibet earum competit actioni exceptioni in factum non cognitioni deceptioni lesioni et generaliter omni juri canonico et civili scripto et non scripto statutis et consuetudinibus exceptionique juris et facti per quæ possent contra præmissa vel aliquid de præmissis in aliquo contravenire. Actum est hoc apud Chalung testibus ad hoc vocatis et rogatis domino Roberto de Ravoyria milite domino Gallatini milite et Humberto Gallatini domicello ejus filio Guillelmo cacheti scutifero et Petro de Rumilli jurisperito. Et ego Johannes Faber de Attavilla clericus auctoritate imperiali notarius publicus curiæque domini comitis Gebennensis juratus qui præmissa rogatus feci hang cartam scripsi signo meo una cum signo communi prædicti domini comitis signavi et fideliter tradidi consignatam.

Nos præfatus comes ut prædicta omnia et singula suprascripta majorem obtineant roboris firmitatem sigillum nostrum præsenti publico instrumento duximus apponendum in testimonium veritatis. Et promitimus bona fide universa et singula pro nobis et successoribus nostris attendere adimplere et irrevocabiliter observare prout superius sunt expressa.

Datum die et anno quibus supra.

Sigilla.

3°. Acte d’Hommage lige prêté par Noble Jean Gallatini d’Arlod, fils de feu Humbert Gallatini Damoiseau, à Messire Jean de Chatillon, Chevalier, de ce qu’il tenait de lui au territoire de Chatillon le 1 mars, 1334. Original en parchemin, écrit en Latin, auquel est jointe une copie collationnée le 15 janvier, 1776, par Spectable Rocca Commissaire-Général de la République de Genève; sur l’original représenté par Madame Gallatin veuve Pictet et expédiée sous le sceau de l’État, légalisée par le Résident de France, signée Hennin, avec le sceau.

4°. Testament de Noble Jean Gallatin d’Arlod, en date du 13 septembre, 1360, par lequel il ordonne sa sépulture dans l’Eglise d’Arlod et institue ses héritiers universels Nobles Henri et Pierre Gallatini ses neveux, enfans de feu Noble Guillaume Gallatini et de Noble Jeannette de Gingins (De Gingino) sa femme. Original écrit en Latin sur parchemin, signé de la marque de Jean Salanchi, clerc notaire juré de la cour de l’official de Genève.

Nos officialis gebennarum notum facimus universis presentes litteras inspecturis: Ex coram mandato nostro videlicet Johanne Salanchi clerico notario curiæque nostræ jurato ad hæc a nobis deputato presentibus etiam testibus infrascriptis: Personaliter constitutus Nobilis Johannes Gallatini parochiæ Arlodi sanus mente licet debilis corpore in bona [salute] tamen et bona memoria per Dei graciam existens attendens et considerans quod nihil est certius morte nihilque incertius hora mortis timens etiam mortis periculum volens sibi providere ne decederet intestatus ob hoc ad honorem et laudem Dei Patris Omnipotentis et beatæ gloriosæ Virginis Mariæ ejus filii matris [curiæ] que celestis et omnium sanctorum et sanctarum Dei de rebus et bonis suis juribus et actionibus mobilibus et immobilibus ad se quoquomodo pertinentibus sibi a Deo collatis suam ultimam voluntatem seu suum testamentum nuncupativum facit disponit et ordinat prout sequitur in hunc modum:

Imprimis animam suam recommendat altissimo suo creatori qui eum in ara crucis redemit suo sanguine precioso. Item vult et precipit clamores suos si qui sint de plano pacificari debita sua reddi legata et elemosinas suas persolvi per manus executorum suorum quos inferius nominabit. Item in ecclesia Arlodi eligit sepulturam suam ita tamen quod heredes sui infrascripti corpus ipsius Johannis testatoris faciant honorifice sepelire juxta et secundum statum. Item vult et precipit dominus testator quod celebrentur pro remedio animæ suæ et parentum suorum mille missæ per decem annos inchoandos a tempore et die sui obitus, videlicet quolibet anno centum missæ pro quibus celebrandis vult et precipit dari et solvi pro qualibet missa unum grossum valentem tres obolos ad voluntatem executorum.

Item luminare dictæ ecclesiæ Arlodi vult et precipit dari et solvi octo grossos de floreno semel. Item vult et precipit predictus testator quod triginti floreni familiaribus suis ipsius testatoris qui ipsi servitia hactenus reddunt dentur deliberentur et solvantur ad libitum et voluntatem dictorum suorum executorum. Item Nobiles Henricum et Petrum Gallatini nepotes suos carissimos liberos quondam Nobilis Guillemini Gallatini et Nobilis Johannæ de Gingino ejus uxoris heredes universales sibi instituit testator super nominatus equaliter et equali portione: hujus autem suæ ultimæ voluntatis executores suos facit constituit creat et ordinat idem testator videlicet Nobiles Andream de Glerens et Anthonium Gallatini quibus duobus exequatoribus suis aut uni ipsorum si ambi non possint aut nollent interesse similiter ac inviolabiliter dat donat cedit possidet et concedit plenam generalem et liberam potestatem ac speciale mandatum hanc suam ultimam voluntatem exequendi bona sua res et possessiones tenendi apprehendendi vendendi et alienandi auctoritate sua propria si necesse fuerit pro hac sua ultima voluntate exequendi clamores suos pacificandi debita sua et legata solvendi et generaliter omnia alia universa et sui gracia faciendi quæ dictus Johannes testator faceret aut facere posset et deberet si vivus esset. Hanc autem suam ultimam voluntatem solam et unicam revocata omnia alia et alias unquam fecit in scriptis vel sine scriptis vult valere predictus testator jure testamenti in scriptis et si non valet jure testamenti in scriptis vult quod valeat jure testamenti nuncupativi vel jure codicillorum et si non valet jure codicillorum vult valere secundum leges et canonicas sanctiones vel secundum quas consuetudines approbatas.

Rogans et requirens dictus testator testes presentes masculos et puberes ut ipsi de hac sua ultima voluntate seu testamento nuncupativo perhibeant testimonium veritatis loco et tempore competenti rogans insuper et requirens prædictus testator prelatum notarium et juratum ut ipse prædictam suam ultimam voluntatem seu testamentum suum nuncupativum redigat et inde faciat publicum instrumentum. In quorum omnium et singulorum robur fidem et testimonium ad preces et requisitionem prædicti testatoris nobis oblatas per relationem dicti jurati nostri cui super hiis fidem plenariam adhibemus sigillum dictæ curiæ nostræ hiis præsentibus litteris duximus apponendum. Acta fuerunt hæc Arlodi die septima mensis Septembris anno domini millesimo tercentesimo sexagesimo presentibus nobili Humberto de Villeta Jacobo Villerii de billiaco Petro de Arpignaco Johanne de treula hugene Rollandi de mocello petro benzerii et Johanne Dosiati Arlodi pro testibus vocatis et rogatis. Ego vero Johannes Salanchi Clericus dictæ curiæ domini officialis Gebennarum notarius et juratus premissis omnibus et singulis presens interfui una cum testibus superius nominatis presentique testamento seu ultimæ voluntati manu mea propria scriptæ subscripsi et signavi signo meo vocatus a dicto testatore specialiter et rogatus.

5°. Abergement fait le 29 octobre, 1402, par Noble Henri Gallatini des Granges (de Grangies) à François Tissot, d’un pré situé dans la paroisse d’Arlod, acquis autrefois par Noble Humbert Gallatini, Damoiseau, grandpère du dit Henri, par acte reçu par Perronnet Mistralis le 3 janvier, 1325. Expédition faite par Spectable Rocca, Commissaire-Général de la République de Genève, dûment collationnée et légalisée par le Magnifique Conseil et le Résident de France le 31 janvier, 1776.

6°. Testament de Agnès de Lenthenay, femme de Noble Henri Gallatini des Granges, du 21 juillet, 1397, dans lequel elle mentionne Anne Gallatini sa fille, et institue héritier Jean Gallatini son fils. Original écrit en Latin sur parchemin, signé de la marque d’Aymonet Joly, notaire qui avait reçu le dit testament.

7°. Ratification et approbation de Louis Duc de Savoye à une acquisition faite par Noble Jean Gallatini des Granges de certains héritages situés dans la paroisse d’Arlod mouvants en partie du fief et emphytéose de ce Prince; acte original écrit en Latin, du 28 juillet, 1455, daté de Chambéry, signé Lapart. Dans lesquelles lettres le Prince qualifie le dit Noble Jean Gallatini Dilectum scutiferum nostrum; Notre Ami Ecuyer; et lui fait remise des lods qui lui étaient dus en considération des services rendus au dit Prince et à ses prédécesseurs par le dit Jean Gallatini et ses prédécesseurs.

8°. Expédition originale sur papier, faite par Garnier et Colognier notaires environ l’an 1560 en faveur de Noble Jean François Colognier et de Claudine, fille de feu Noble Antoine Gallatini, sa femme, de reconnaissances stipulées par Pierre Hudrisseti de Mussel, les 8 mars, 1502, 14 septembre, 1502, ler mars, 1503, et 26 juin, 1503, en faveur des Nobles Claude, Pierre, Louis, et Jean Gallatini, enfants de feu Noble Jean Gallatini, de divers particuliers possédants divers fonds relevants des fiefs acquis des Nobles Bouziers d’Arlod par Noble Jean Gallatini leur père.

9°. Acte d’Hommáge de Noble Claude Gallatini fils de feu Noble Jean Gallatini, Ecuyer du Duc de Savoye, en faveur de Noble et Puissant Seigneur François de Gerbais (de Gerbasio) le 21 janvier, 1505, d’un fief Noble, Franc et Honoré, reconnu précédemment par Noble Henri Gallatini des Granges, son Ayeul. Le dit hommage fait à la manière des Nobles, ténorisée en détail. Original en parchemin signé de la marque du dit notaire.

10°. Lettres de Philibert Duc de Savoye données à Genève le 27 septembre, 1498, par lesquelles ce Prince retient Noble Jean Gallatini de Arlod pour l’un de ses Secrétaires. Original en parchemin signé Muthonis avec le sceau.

11°. Contract de Mariage entre Noble et Egrège Homme Jean Gallatini, Secrétaire Ducal, Juré de la Cour spirituelle de Genève, et Noble Perronnette fille de Noble Guillaume d’Entremonts (de Intermontibus), Bourgeois de Thone, stipulé à Thone le 26 avril, 1507, par Guillaume Megex, notaire public, dans lequel interviennent Nobles Claude et Louis Gallatini, comme frères et cautions de l’époux. Expédition faite ensuite d’une requête et d’un décret rapporté au No. 17. Signé Butini avec le sceau.

12°. Lettres données par Melchior de Guerrariis Comte Palatin., &c., en vertu du privilège au dit Melchior accordé par le Pape Leon X, par lesquelles il crée Vénérable Homme le Seigneur Jean Gallatini Citoyen de Genève (venerabilis vir Dominus Johannes Gallatinus civis Gebennensis), Notaire, Tabellion et Vicomte Palatin, avec pouvoir de créer 150 autres notaires et de légitimer 150 bâtards, &c. Original en parchemin, daté du 26 novembre, 1522.

N.B.—Il faut remarquer que le mot Burgensis n’étant pas Latin, les actes anciens employaient celui de Civis, d’autant plus que la différence qu’on fait à Genève entre les Citoyens et les Bourgeois n’était pas alors connue.

13°. Le Contract de Mariage de Noble Pierre fils de feu Noble Jean Gallatini et de Noble Perronnette d’Entremonts, avec Noble Jeanne fille de Noble et Egrège Etienne Jordan et de Noble Jeanne Gruel, du 15 décembre, 1539. Stipulé par Janus de Bossons. Expédition faite par extrait par Spectable Rocca Commissaire-Général et gardiateur des Archives de la République, légalisée le 6 février, 1757, par les Syndics et Conseil, signé De Chapeaurouge, avec le sceau en placard.

14°. Lettres de Philippe Duc de Nemours Comte de Genevois, par lesquelles ce Prince accorde aux Nobles Pierre, Louis et Claude Gallatini, fils de feu Noble Jean Gallatini, qu’il qualifie ses Amés (dilectos nostros), en Abergement perpétuel, divers biens qui avaient appartenu à feu Guillaume d’Entremonts, lesquels étaient tombés en commise, le dit Guillaume étant mort sans enfans mâles et n’ayant laissé que des filles. Datées d’Annecy le 6 mai, 1533. Signées Pélard.

15°. L’Histoire de Bresse et Bugey, &c., par Guichenon, imprimée à Lyon en 1650, dans laquelle au nombre des Gentilshommes qui rendirent foi et hommage au Roi François Ier lors de la réduction des Pays de Bresse, Bugey et Valromey à son obéissance, on trouve, “Pierre de Gallatin a fait le fief de toutes les rentes qu’il tient au mandement de St. Genis” le 2 mai, 1536, page 58 à 60.

16°. Plusieurs lettres en original sur papier, écrites par Pierre Gallatin à Louis Gallatin, son frère. Une entr’autres datée du 30 décembre, 1553, adressée: “à Noble Louis Gallatin mon cher frère à Thone,” signée Pierre Gallatin, nomme Jeanne sa femme, et dit: “Et quand à ce que par votre dite lettre, dites que le neveu Antoine désire avoer son cusin Claude, je vous promets que je serois très aise que vous le nous voulsissiés mander avec ses cusins Claude et Marin.”

17°. L’original d’un acte mentionnant une requête présentée le 15 juillet, 1594, au Tribunal de la Justice de Genève par Noble Antoine Gallatin, de laquelle ainsi que de l’expédition mentionnée au No. 11, il résulte que le dit Antoine se disait petit-fils des Nobles Jean Gallatin et Perronnette d’Entremonts, et demandait que des titres qui étaient entre les mains de Noble Claude Gallatin, son cousin, il lui en fût donné copie. Le dit acte contenant la copie des lettres de Secrétariat dont l’original est rapporté No. 10. Signé Butini avec le sceau.

18°. Un vieux papier d’ancienne écriture intitulé: Copie de la requête présentée au Sénat de Chambéry par les Nobles Ezéchiel de Gallatin et Isaac de Gallatin de Genève pour obtenir des extraits des lettres de Secrétaire d’Etat du Duc Philibert en 1498 en faveur de Jean de Gallatin, et de l’arrêt rendu par la Souveraine Chambre en 1607 en faveur de Antoine de Gallatin par lequel il est déclaré des anciens Nobles de Savoye.

19°. L’original d’un certificat accordé par les Syndics et Conseil de la Ville et République de Genève qui reconnaît la descendance des Gallatin existants à Genève et les déclare issus de Jean Gallatin fils de Jean Gallatin reçu Bourgeois de Genève le 17 décembre, 1510; dont les deux petit-fils Claude et Marin, fils de Pierre et de Jeanne Jordan (les mêmes qui sont mentionnés au No. 17), formèrent deux branches auxquelles appartiennent tous les individus de la famille aujourd’hui subsistante, comme il en conste par le détail généalogique contenu dans le dit certificat. Écrit sur parchemin. Donné à Genève le 25 avril, 1774. Signé De Rochemont. Expédition faite le 29 April, 1774. Signé J. De Chapeaurouge, avec deux sceaux.

20°. L’original d’un acte en parchemin intitulé: Généalogie de la Maison De Gallatin, originaire de Bugey, établie à Genève, dressée au mois d’avril, 1775, pour procurer à Messire Jean Louis de Gallatin, Colonel à la suite du Régiment Royal Deux Ponts, l’honneur de monter dans les Carosses du Roy et de suivre Sa Majesté à la chasse. Lequel acte, à ce que nous a déclaré le Sieur Comte De Gallatin, est l’ouvrage du Sieur Cherin Généalogiste des Ordres du Roy de France. Au quel acte est contenu le détail généalogique de la filiation et descendance et des titres des Nobles Gallatin dès Humbert Gallatin Damoiseau.

21°. L’original d’une Généalogie intitulée: Gallatin à Genève; écrit sur papier, contenant les détails généalogiques de la filiation et descendance et des titres des Nobles Gallatin de Genève dès Guillaume Gallatin, Chevalier, et Humbert Gallatin, son fils, Damoiseau, vivants en l’an 1319; le dit cahier signé à chaque page en abrégé D’Hozier de Serigny et terminé par une attestation de vérification du dit Antoine Marie D’Hozier de Serigny Chevalier Juge d’Armes de la Noblesse de France, Duplessis avec le sceau du dit Sieur Hozier.

22°. Un paquet contenant plusieurs diplômes, lettres ministérielles, brevets, &c., accordées à divers individus de la famille Gallatin, entrautres un brevet obtenu de Sa Majesté Très-Chrétienne, en faveur du Sieur Jean Louis de Gallatin, Chevalier de l’Institution du Mérite Militaire, Colonel attaché au Régiment Royal Deux-Ponts, Chambellan du Due régnant de ce nom, qui le fait et crée Comte, ensemble ses enfans et descendans mâles nés et à naître en légitime mariage, dans lequel brevet est fait mention des patentes et reconnaissance de Noblesse accordées à Abraham Gallatin bisayeul du Comte par l’Empereur Joseph en 1707, et des lettres du feu Roi accordées au dit Comte de Gallatin et aux chefs des trois autres branches de sa famille au mois de janvier, 1771, qui les reconnaissent pour Nobles d’ancienne extraction, et leur en assurent en France le rang et les prérogatives, dans lequel brevet est encore fait mention des ayeux du dit Comte Jean Louis de Gallatin, savoir Humbert Damoiseau, au commencement du 14e Siècle, douzième ascendant du Comte, et qui fut père de Jean, Ecuyer du Duc de Savoye, &c. Le dit brevet original en parchemin daté de Fontainebleau le 20 octobre, 1776. Signé Louis, et plus bas St. Germain avec le sceau.

Dans tous lesquels brevets, lettres, &c., les individus de la famille Gallatin auxquels ils sont adressés sont tous nommés De Gallatin.

Et le dit Sieur Comte De Gallatin Nous a représenté qu’il constoit des actes produits, ci-devant ténorisés, que leur Famille était connue sur le pied de Noblesse de Chevallerie dès l’an 1258 auquel tems vivait Faulcher Gallatini Chevalier.

Qu’il remonte par titres authentiques et non-interrompus jusqu’à Guillaume Gallatini Chevalier (son treizième ascendant) vivants l’un et l’autre en 1319.

Que Pierre De Gallatin qu’il prouve avoir été de la même famille et son septième ascendant, est appellé dans l’Histoire de Bresse De Gallatin en l’an 1536.

Que si ses ayeux n’ont pas pris autrefois à Genève le nom de De Gallatin auquel leur naissance et leurs titres leur donnaient droit, il prouve qu’ils l’ont porté en pays étrangers, comme il paraît tant par l’histoire de Bresse que par la copie d’une requête au Sénat de Chambéry ci-devant citée.

Que tous les brevets, diplômes, lettres patentes de Sa Majesté Très-Chrétienne qu’il nous représente, nomment tous les individus de cette famille auxquels ils sont adressés De Gallatin.

De tout quoi il résulte que cette Famille d’Ancienne Noblesse, nommée Gallatini dans les actes antérieurs à la Réformation, a été nommée à Genève Gallatin, mais avait cependant conservé le nom de De Gallatin en France et en Savoye, suivant l’usage de ces pays-là.

Qu’aujourd’hui il importe aux individus de cette Famille de faire cesser cette diversité dans la manière d’écrire leur nom. C’est pourquoi ils se sont réunis pour obtenir l’agrément du Magnifique Conseil pour signer et faire écrire à l’avenir uniformément leur nom De Gallatin, afin de rendre les actes de mariages et baptêmes et autres actes publics faits à Genève concordants pour l’avenir avec ceux qui sont faits en France, et de pouvoir rendre raison par l’arrêt qui interviendra de la différence qui existe pour le passé entre ces différens actes, requérant pour cet effet qu’il plaise au Magnifique Conseil leur accorder acte comme quoi la famille des Gallatin, Citoyens de Genève, auxquels sera accordé la permission de signer et faire écrire leur nom De Gallatin, est bien la même famille que celle qui est issue de Jean fils de Jean Gallatin reçu Bourgeois en l’an 1510. Obtint le 5 avril, 1774, un certificat du Magnifique Conseil qui atteste sa filiation et descendance du dit Jean Gallatin.

Nous Conseiller soussigné, ayant examiné attentivement les titres cidevant mentionnés et à Nous produits, les avons trouvés en forme authentique et probante. Ils nous ont paru fortifiés encore par la double production qui en a déjà été faite dans les années 1775 et 1776 par-devant les Généalogistes des Ordres du Roi de France et Juge d’Armes de la Noblesse de France, Messieurs Cherin et d’Hozier de Serigny, et par le résultat qu’ils ont produit, en procurant à Messieurs De Gallatin l’honneur d’être présentés à Sa Majesté Très-Chrétienne, de la suivre à la chasse et de monter dans ses carosses, ainsi que par le brevet de Comte accordé au Sieur Jean Louis de Gallatin dans lequel la filiation que ses titres établissent est rappelée, cependant nous avons apporté à leur examen la même attention que si leur authenticité n’eût encore été reconnue de personne. Nous y avons joint toutes les recherches qui nous ont paru propres à nous assurer de la vérité. Et nous avons reconnu qu’il est évidemment prouvé:

Qu’il existait en 1258 un Faulcher Gallatini qualifié Chevalier, qualification qui n’appartenait alors qu’à la Noblesse bien reconnue.

Qu’en 1319 un Guillaume Gallatini prit le titre de Chevalier, et son fils Humbert celui de Damoiseau (titre également affecté aux seuls gentilshommes jusqu’à ce qu’ils eussent reçu l’ordre de Chevalerie) en présence d’un Prince Souverain et d’autres gentilshommes qui n’auraient vraisemblablement pas souffert qu’ils eussent usurpé des qualifications si éminentes s’ils n’y avaient pas eu un droit incontestable.

Que cet Humbert Gallatini Damoiseau, fils de Guillaume, paraît bien être le même Humbert Gallatini Damoiseau qui fut père de Jean et Guillaume Gallatini, mentionnés et rappelés dans les actes qui concernent ses descendans, et dans lesquels on voit une parfaite conformité de titres, concordance de dates, identité de pays et de fiefs possédés par le dit Humbert.

Que Jean, fils de Humbert Gallatini Damoiseau, connu par divers actes de reconnaissances, ayant fait héritiers Henri et Pierre Gallatini ses neveux, fils de Guillaume Gallatini son frère, et de Jeannette de Gingins sa femme, cela établit incontestablement la filiation de ces Nobles Henri et Pierre fils de Guillaume et petits-fils de Humbert Gallatini Damoiseau. Et cet Henri Gallatini qui fut Seigneur des Granges et qui épousa Agnès de Lenthenay est bien évidemment le même Henri mentionné au testament de Jean fils de Humbert, puisque dans un acte de 1402 il est dit petit-fils de Humbert Gallatini Damoiseau.

Que Henri Gallatini eut de Agnès de Lenthenay sa femme un fils nommé Jean Gallatini qui fut écuyer du Duc de Savoye et fut père des Nobles Claude, Pierre, Louis et Jean Gallatini. Filiation évidemment prouvée par les actes produits qui établissent que ces quatre gentilshommes étaient frères, petits-fils de Noble Henri Gallatini, et qu’ils possédaient et reconnaissaient les fiefs et héritages par le dit Henri possédés.

Que Noble Jean Gallatini qui épousa Perronnette d’Entremonts est bien évidemment le même Jean, fils de Jean et petit-fils de Henri, puisque dans son contract de mariage on voit qu’il était frère de Claude et de Louis Gallatini qui furent ses cautions et qu’on le voit d’ailleurs posséder ainsi que ses descendans les fiefs et biens du dit Henri son ayeul.

Que du mariage de Jean Gallatini avec Perronnette d’Entremonts nacquirent Pierre Gallatini auteur de la famille des Gallatin de Genève, et Louis Gallatini établit à Thone, dont un fils nommé Antoine Gallatin dans sa requête au Tribunal de la Justice à Genève en 1594 se dit petitfils de Jean et de Perronnette d’Entremonts, et cousin de Noble Claude Gallatin, Conseiller d’Etat, entre les mains duquel, comme aîné de la famille, se trouvait l’original du contract de mariage de Jean avec Perronnette d’Entremonts, dont le dit Noble Antoine obtint copie. Ce qui prouve évidemment que la famille Gallatin de Genève, issue de ce Noble Claude et de Marin son frère, fils de Pierre, est véritablement issue de Jean Gallatini et de Perronnette d’Entremonts.

Les actes produits et le certificat du Magnifique Conseil accordé en 1774 établissent que c’est ce même Jean, fils de Jean Gallatin, reçu bourgeois en 1510, qui fut l’auteur de la famille Gallatin subsistante à Genève. Le Regître du Conseil s’exprime en ces termes:

“Egregius vir Johannes Gallatini filius quondam Johannis Gallatini Notarius de Arlodo parochiæ Sancti Leodegarii Burgensis creatus pro et mediante viii fl.” En marge: “Burgensis;” et au-dessus d’une écriture plus récente: “Jean Gallatin.” Regître du Conseil dès 1508 à 1511, page 158, verso; à la date du mardi, 17 décembre, 1510.

Les actes produits lient donc incontestablement ce Jean, fils de Jean, à Henri son grand-père, comme ils lient aussi cet Henri, fils de Guillaume, à Humbert Gallatini, Damoiseau, son ayeul.

En sorte qu’il nous a paru évidemment et incontestablement prouvé que Jean Gallatini, Bourgeois de Genève en 1510, et tige des Gallatin de Genève, lequel épousa Perronnette d’Entremonts, était fils de Jean Gallatini, écuyer du Duc de Savoye, lequel était fils de Henri Gallatini qui épousa Agnès de Lenthenay, lequel était fils de Guillaume Gallatini qui épousa Jeannette de Gingins, lequel était fils de Humbert Gallatini Damoiseau, lequel Humbert paraît avoir été fils de Guillaume Gallatini Chevalier, vivant en l’an 1319.

* * * * * * * * *

Quoique le nom soit toujours écrit en Latin Gallatini, cela ne prouve point qu’en Français il dût être De Gallatin. C’était l’usage de mettre presque toujours les noms au génitif. Le De se rendait en Latin par la sillabe dé; De Gingins, dé Gingino; d’Entremonts, dé Intermontibus, &c. En Français ce mot De n’était pas non plus un attribut inséparable de la Noblesse; plusieurs roturiers portent des noms qui commencent par De. Et plusieurs grandes et anciennes maisons dans différens pays n’ont pas joint cette syllabe à leur nom, lorsque ce nom n’était pas celui d’une terre à jurisdiction. On connaît par exemple un Geraud Bastet et non pas De Bastet, tige des Ducs d’Uzès, premiers Pairs de France, dont les descendans prirent les noms De Crusol et d’Uzès, à mesure que ces grands fiefs entrèrent dans leur maison par des alliances. Il est même contre la bonne règle de joindre cette syllabe de à tout autre nom qu’à celui d’un fief à jurisdiction, mais cet usage a prévalu parcequ’il est vrai qu’en France la plupart des grandes maisons ne connaissent d’autre nom que celui d’un fief anciennement par elles possédé, et que parmi la Noblesse récente on substitue volontiers le nom d’un fief à celui que l’on portait avant l’annoblissement. En Allemagne les lettres d’annoblissement portent expressément le droit de joindre la syllabe de au nom de l’annobli. En Espagne le Dom est ajouté aux noms des Nobles; c’est ce qui a rendu cet usage presque général, excepté cependant en Angleterre et en Italie.

Quant aux Gallatin il paraît bien prouvé qu’ils ont porté très-anciennement le nom de De Gallatin en France et en Savoye. Pierre De Gallatin mentionné dans Guichenon en l’an 1536 est évidemment leur aïeul. Ezéchiel et Isaac Gallatin qui étaient de la même famille (Ezéchiel était le bisaïeul de Monsieur le Conseiller Gallatin) s’intitulaient De Gallatin pardevant le Sénat de Savoye et nommaient De Gallatin cet Antoine, fils de Louis, qui avait présenté cette requête mentionnée au No. 18, et qui avait été reconnu en Savoye comme étant des anciens Nobles de Savoye.

Nous avons même trouvé dans les minutes de Bon, notaire, un acte en date du 13 mars, 1602, dans lequel on mentionne un Noble François De Gallatin, établi à Saint Genis d’Aulte, Capitaine d’Infanterie au service de Son Altesse, lequel par les titres de la famille paraît avoir été arrièrepetit-fils de ce Claude, fils de Jean, et frère de Pierre, de Louis, et de Jean qui épousa Perronnette d’Entremonts. D’ailleurs l’on ne peut pas savoir s’il n’a point existé dans ce pays-ci où dans tout autre quelque fief du nom de Gallatin possédé par les premiers auteurs de cette maison.

Enfin depuis longtems les brevets, diplômes, lettres, &c., obtenus par les individus de cette famille les nomment tous De Gallatin. Les rôles même du gouvernement ont quelquefois porté ce nom pour quelques-uns d’eux dans ces derniers tems.

De tout quoi il nous a paru résulter que ceux qui composent aujourd’hui la famille Gallatin sont fondés à ajouter à leur nom la syllabe De comme étant issus de Pierre De Gallatin vivant en 1536, et prouvant que leur famille a pris autrefois ce nom en Savoye. Les raisons de convenance qui leur font désirer aujourd’hui un changement que leurs aïeux avaient regardé avec indifférence sont les inconvéniens que pourraient entraîner cette diversité dans la manière d’écrire leurs noms, résultante de l’usage établi en France qui leur a fait donner le nom de De Gallatin dans des actes de la plus grande importance.

Ce qui mérite, à ce qu’il nous paraît, que Messeigneurs veuillent les autoriser à signer et faire écrire leur nom uniformément à l’avenir De Gallatin, puisqu’ils y ont au moins autant de droit que pourraient leur en donner des lettres d’annoblissement récentes.

Et en outre leur accorder cette acte comme quoi ceux auxquels cette faveur est concédée et qui en conséquence s’appelleront à Genève De Gallatin, ne feront qu’une seule et même famille avec la famille Gallatin qui obtinrent en 1774 du Magnifique Conseil un certificat de filiation et descendance.

En foi de tout quoi Nous avons dressé et signé notre présent verbal à Genève les an et jour susdits.

Signé Naville, Conseiller.

Nous Syndics et Conseil de la Ville et République de Genève, savoir faisons: Que sur la requête à nous présentée par le Sieur Jean Louis Comte de Gallatin, Citoyen, en son nom et celui de sa famille, aux fins d’obtenir après due vérification de titres que la famille Gallatin et tous les individus qui la composent soyent qualifiés dans tous les actes publics du nom de De Gallatin qui est leur véritable nom: Nous aurions renvoyé par notre décret daté du 2 février, 1786, le dit Sieur Comte de Gallatin par-devant Noble Naville, Seigneur Conseiller d’État notre très-cher frère pour l’ouïr plus particulièrement et rapporter.

Au rapport duquel Seigneur Conseiller Commissaire et par la vue d’actes authentiques et probants, il nous est clairement apparu que la famille des Gallatin citoyens de cette ville est issue de Pierre Gallatin et de Jeanne Jordan, fils de Jean Gallatin reçu bourgeois de Genève le 7 décembre, 1510, lequel Pierre Gallatin est nommé dans l’Histoire de Bresse Pierre De Gallatin à l’occasion d’un Hommage par lui fait au Roi François premier pour les censes qu’il tenait en fief au mandement de St. Genis; que le dit Pierre De Gallatin, fils du dit Jean Gallatin bourgeois de Genève, avait pour mère Dame Perronnette fille de Noble Guillaume d’Entremonts; que le dit Jean Gallatin était fils de Jean Gallatin, Ecuyer du Duc de Savoye; que le dit Jean Gallatin était fils de Henri Gallatin Seigneur des Granges et de Dame Agnès de Lenthenay; que Henri Gallatin était fils de Guillaume Gallatin et de Dame Jeannette de Gingins; que Guillaume Gallatin était fils de Humbert Gallatin Damoiseau vivant en l’an 1319, lequel paraît avoir été fils de Guillaume Gallatin Chevalier; et qu’au milieu du treizième siècle vivait un Faulcher Gallatin, Chevalier; enfin que quelques-uns des descendants de Jean Gallatin, bourgeois de Genève, ont porté en Savoye le nom de De Gallatin; comme le tout est plus amplement contenu et détaillé au verbal dressé et signé et à nous présenté par le dit Seigneur Conseiller Commissaire sous la date du 17 novembre, 1786.

A ces causes Nous Syndics et Conseil faisant droit sur la requête du dit Sieur Comte de Gallatin, vu les titres par icelui produits et par les motifs contenus au rapport du Seigneur Conseiller par nous commis, avons autorisé et autorisons par les présentes tous les individus de la famille Gallatin issus de Jean Gallatin reçu bourgeois de Genève le 7 décembre, 1570 (conformément à l’acte généalogique par nous à eux accordé le 25 avril, 1774), à signer et faire écrire uniformément à l’avenir leur nom De Gallatin; leur accordant acte comme quoi ceux auxquels cette concession est par nous maintenant faite, sont bien de la même famille que ceux auxquels nous avions accordé le certificat de descendance sus-mentionné sous le nom Gallatin; leur accordant en outre copie du verbal du dit Seigneur Conseiller Commissaire; en foi de quoi nous leur avons octroyé le présent acte et le leur avons fait expédier sous notre sceau et seing de notre Secrétaire. Donné à Genève le dix-huit décembre, 1786.

Par mes dits Seigneurs Syndics et Conseil.

[l. s.]

Signé De Rochemont.

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TABLE I.

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TABLE II.

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TABLE III.

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TABLE IV.